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Des étudiants de l’Université de Tizi Ouzou brutalement agressés par les forces de la répression

Posté par rcdbrto le 7 avril 2009

mm.jpgDes centaines d’étudiants affiliés au comité estudiantin pour le droit à l’insoumission (CEDI), de l’université Mouloud Mammeri, ont été empêchés hier matin, 06 avril, de gagner la ville d’Azazga. Ils devaient participer à une marche organisée pour exprimer le rejet de la consultation électorale du 9 avril.

Ils se sont retrouvés, dès le début de la matinée, face à un dispositif sécuritaire impressionnant  qui leur a interdit de franchir le portail des campus de Oued Aissi et de Bastos, les empêchant ainsi d’emprunter la voie menant au lieu de leur rendez-vous.

Les forces de l’ordre ont été particulièrement brutales.  Ils ont fait descendre les étudiants des bus et les ont empêchés de prendre d’autres moyens de locomotion pour rejoindre la ville d’Azazga. Il faut dire que Ouyahia devait y tenir un meeting.

Les étudiants du campus de Oued Aissi, révoltés, ont tenté d’occuper la RN 12. Ils sont passés à tabac par les services de la répression.

De nombreux étudiants ont, toutefois, pu arriver à Azazga. Ils ont participé à une marche qui s’est dirigée vers le siège de la daïra où a été accroché une banderole portant l’inscription « la Kabylie n’est pas à vendre ».

Un étudiant brandissant un drapeau noir a réussi à pénétrer dans la salle omnisport où Ouyahia tenait un meeting.

Voici l’appel à la marche lancé par ce comité d’étudiants

 

UNIVERSITE MOULOUD MAMMERI DE TIZI-OUZOU

COMITE ESTUDIANTIN POUR LE DROIT A L’INSOUMISSION

COMMUNIQUE

L’assassinat de 126 jeunes en Kabylie, l’amnistie des terroristes qui ont ôté la vie à des milliers d’Algériens, le détournement de  l’argent du peuple par l’institutionnalisation de  la corruption, le musèlement de la presse, l’asservissement des syndicats et l’avilissement de la constitution du pays constituent le bilan  de Bouteflika qui se représente pour un dernier objectif : humilier, violer et soumettre définitivement la conscience des Hommes libres.

L’administration, les organisations de masse, l’ensemble des corps constitués, la presse et les moyens audio-visuels sont mis au service du président candidat pour accomplir cette ignoble besogne. Ces vendus sans idéal, sans principes et sans conscience doivent savoir que la trahison ne se pardonne pas.

C’est dans ces conditions que beaucoup d’algériens en sont venus à remettre en cause le sens du vote. Qu’est-ce que le suffrage universel, lorsque, dans certaines circonstances, il devient soumission honteuse ? N’y a-t-il pas de cas où le refus est un devoir sacré, où le deuil signifie le respect courageux du vrai ? Et lorsque, la fraude est utilisée comme instrument de détournement de la volonté populaire, le boycott devient le dernier bouclier des  démocrates.

Aujourd’hui, plus que jamais, il est nécessaire aux nouvelles générations de reprendre le flambeau, d’une autre manière, avec des tâches plus urgentes, plus impératives et plus courageuses face à un régime qui ne cesse de falsifier l’histoire, d’assassiner la mémoire et de brouiller les repères.

Faut-il rappeler qu’un fleuve de sang nous sépare du groupe d’Oujda et  que la mémoire de Abane, Amirouche, Krim et autres martyrs réclame justice ?

Jeunesse de Kabylie, notre devoir nous appelle à honorer le combat de nos ainés, à parachever  la lutte  pour l’édification d’une République démocratique et sociale énoncée au congrès de la Soummam et  portée par plusieurs générations de militants.

Une résistance contre la soumission est née, par une prise de conscience spontanée, cherchant et inventant des formes d’actions et des moyens de lutte en rapport avec leur temps pour :

- Dire non à la mascarade du 09 Avril 2009.

- Dénoncer tous les « vendus » de la région.

- Et pour que vivent les valeurs de la Soummam et du printemps berbère.

                                                                                       CEDI, Le 05/04/2009.

 

 

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DECLARATION du bureau régional de Tizi-Ouzou.

Posté par rcdbrto le 6 avril 2009

Répression et blocage à l’université de Tizi-Ouzou.

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Après la débauche scandaleuse des moyens de l’Etat, dans la ville de Tizi Ouzou, pour mener une campagne électorale agressive et humiliante au profit du Président-candidat, le directeur de campagne de ce dernier a osé, avec la complicité de l’administration, placer nuitamment des affiches du candidat « indépendant » dans les campus.

Cette provocation a suscité l’indignation de la communauté universitaire de Tizi Ouzou qui a réagi avec détermination en arrachant d’abord les quelques affiches et en organisant ensuite un sit-in qui devait déboucher sur une marche à travers la ville.  Cette initiative a été bloquée avec brutalité par les forces de la répression et suivie d’une décision arbitraire du recteur d’arrêter les cours jusqu’à nouvel ordre entrainant de fait la fermeture de l’université.

Cette décision abusive, qui rappelle étrangement celle qui a été à l’origine du printemps 80 et  de la dynamique qui a scellé le destin du parti unique, témoigne de la panique du pouvoir qui, en mauvais élève de l’histoire, n’a pas compris le divorce qui sépare le pouvoir de l’Université, la jeunesse et plus généralement la population.

Le RCD qui a organisé des sorties sur 21 daïras a pu confirmer la convergence entre l’exaspération de la communauté universitaire et l’adhésion populaire au boycott. Les tentatives d’intimidations des fonctionnaires et des travailleurs des entreprises publiques et privées ont provoqué une indignation qui ne fera qu’amplifier le rejet du scrutin.

Que reste-t-il à un pouvoir qui jette sa jeunesse à la mer, pousse ses cadres à l’exil, menace de licenciement les travailleurs qui refusent la soumission et qui maintenant ferme les universités.

Le bureau régional du RCD de Tizi Ouzou dénonce et condamne le blocage d’une institution universitaire pour relier une campagne électorale indigne et salue la résistance citoyenne de la communauté universitaire et de la population et réitère son appel au boycott d’une élection qui renie les valeurs de Novembre et de la Soummam et qui hypothèque le destin nation.

                                                                                     Tizi Ouzou le 06 avril 2009

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La maison de la culture : entre souillure et profanation

Posté par rcdbrto le 6 avril 2009

La mémoire de l’illustre Mouloud Mammeri qui porte le nom de la maison de la culture de Tizi-Ouzou est chaque jour un peu plus souillée.

cimg06101.jpgLieu par excellence qui a concentré durant les décennies 80 et 90 les richesses et le dynamisme culturels de notre région, cet édifice a été détourné de sa vocation initiale depuis l’intronisation de Ould Ali à sa tête. Malgré le fait qu’il ne dispose pas d’un bagage professionnel ou universitaire, celui-ci cumule, depuis plus de quatre années,  le poste de directeur de la culture de la Wilaya avec celui de la maison de la culture et ce, en violation de la loi et textes régissant la fonction publique.

Non content de le convertir en lieu de négoce politicien, pour phagocyter le mouvement associatif régional, et en foire automobile et commerces divers, où le gain douteux prime sur l’activité culturelle, voilà qu’il ose franchir le rubicond de l’indignité en faisant de cette institution culturelle une niche de propagande en faveur du candidat du pouvoir.

Pire, une officine opaque digne du KGB des années de plomb de l’ex URSS. Un édifice où l’on voit défiler de tristes personnages qui n’ont aucun lien avec la Culture sinon celle de l’ « aplaventrisme » et de l’opportunisme. Les hôtes du week end passé sont Madjid Sidi Said de l’Ugta et le responsable de l’Onm de la Wilaya. Le chef du syndicat des reniements et des faux en écriture, ouvertement assumés, a été conspué à sa sortie par des citoyens. Le responsable de l’Organisation des moudjahidines n’a, quant à lui, n’a rien trouvé de mieux pour plaire au maître du moment que de convoquer les veuves de Chahid et les anciens Moudjahidines pour les menacer de représailles si ces derniers venaient à boycotter la mascarade du 9 avril.      

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Le solde électoral de Ould Euros et ses innombrables voleurs

Posté par rcdbrto le 1 avril 2009

« On ne peut être messager à coups de mensonges mais on ment toujours quand on est opportuniste ».

Telle est la devise de Ould Euros, le majordome de Bouteflika à Tizi Ouzou.

Lors de ses sorties électorales notamment à Ait Sellane (commune Akbil) il ne montre aucune gène à prendre en charge 12 dossiers de l’ ANSEJ, se transformant du coup en ramasseur de balle comme en football. A Ain el hammam, il tente de leurrer son monde (une assistance au demeurant composée de bambins) en  poussant le culot jusqu’à promettre même des poulaillers…

L’administration locale, la plus bureaucratique d’Algérie, ouvre enfin grande ses portes aux doléances des citoyens et assure des réceptions quotidiennement en attendant le 9 avril. Le pouvoir sort de sa torpeur et s’excite afin d’apparaître proche du citoyen.

cimg0610.jpga maison de la culture de Tizi Ouzou, institution publique neutre, violée – par le directeur et directeur, aussi, de la culture de la wilaya – pour garder les privilèges et pour plaire au maître du moment

Qui veut on tromper ? Qui veut on escroquer ?      

Même les partis politiques de l’alliance présidentielle et leurs représentants auto-proclamés de la région se sont vendus au candidat-président dans le souk du trabendo politique, au prix de quelques privilèges. Qui pour un dossier fiscal, qui pour un poste, une parcelle de terrain ou une régularisation judiciaire, etc.

Nous leur rappelons que la Kabylie, isolée et méprisée depuis 2001, ne cesse de subir à ce jour, les conséquences de la haine de son altesse tant sur le plan économique que social.    

Ce « KGB » de la wilaya et gérant de la Eurl, Maison de Culture, par des fiestas, danses, galas, foires auto, journée couscous … ne peut tromper personne. Sa mission est de parasiter les repères de notre région et ce faisant, de clochardiser les espaces culturels et disloquer le tissu associatif. Le but étant de démotiver les ressorts de mobilisation que recèle notre région et du coup d’user impunément des deniers et moyens de l’Etat… afin de promouvoir l’image du parrain. « Il y en a qui contestent, qui revendiquent et qui protestent. Moi je ne fais qu’un seul geste je retourne ma veste du bon coté » comme dit le poète engagé mais aussi devise de Ould Euros. L’urgence du moment - pour  ce dernier et toutes les personnes qui le cotoient - consiste, à la faveur de cette campagne électorale, à ratisser large dans le camp de la félonie, de l’escroquerie et de l’immoralité.

Consolation significative pour la Kabylie, « Ould Euros » - un sobriquet qui lui sied comme un gant vu les circonstances - et consorts peinent à rassembler du monde.

En effet, à chacun de leurs déplacements, ils se font rabroués par les populations qui les traitent de toutes sortes de  »noms d’oiseaux » et qui leur rappellent que la Kabylie n’est pas à vendre. A titre d’exemple, lors de la journée d’hier (le 31/03/09)  le nombre de « missionnaires » à Tigzirt a dépassé de loin l’assistance. A Bouzeguène le meeting qu’ils ont organisé a tourné court en raison des différents qui sont apparus entre eux et des insultes qu’ils se sont publiquement échangés. Enfin,  à Ain El Hammam, ils ont été tout simplement empêchés de tenir leur rassemblement.

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Bouteflika est reparti comme il est venu.

Posté par rcdbrto le 28 mars 2009

Tizi ouzou vient de s’offrir, en l’espace quelques heures, un lifting des rois.

Après les travaux d’embellissement, de réfection, rafistolage des routes, de peinture et décors des murettes et allées qui sont sur le passage indiqué pour la visite de son excellence, la ville est placée depuis 48 heurs sous haute surveillance. Des policiers, gendarmes, CNS, ont été appelés en renfort aux côtés des bandes et des gangs postés devant les portraits du président et ses permanences électorales.

Un véritable état de siège de la ville, au moment où la Kabylie profonde vit au rythme des incursions terroristes.

L’administration locale et tous les services de la wilaya ont mis en demeure leurs agents et employés- les entreprises privées n’étaient pas en reste – puisque les travailleurs ont été sommés d’assurer les permanences supposées afin d’être disponibles au cas où il faudrait pallier à la défection de la population. Certains employés ont même été acheminés sur les lieux, à proximité du lieu du meeting.

La wilaya a réquisitionné les infrastructures scolaires,  de formation professionnelle et les centres de la protection civile pour accueillir les invités et les citoyens des autres régions appelées également à la rescousse… pour le bain de foule du Président candidat.

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Aujourd’hui les hélicoptères de la gendarmerie nationale ont, depuis 6h du matin, perturbé la quiétude des citoyens pendant qu’a commencé le ballet des bus venus d’Alger, Djelfa, Bordj Bou Arreridj, Sétif, etc. Ces bus étaient parqués à l’abri à côté de la wilaya, au boulevard du nord et à la gare routière.

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Les personnes venues des autres wilayas ont été humiliées puisque leur présence a servi uniquement à gonfler la masse de présents pour les appareils photos et les caméras de la télévision. La fouille a été systématique et la maison de la culture ainsi  transformée pour la circonstance en véritable citadelle.

Le meeting du Président s’est tenu, comme à l’accoutumée, à huit clos, en présence des habitués qui bénéficient des largesses fiscales du régime et des marchés publics. Parmi lesquels nous retrouvons certains entrepreneurs et opérateurs économiques,  des personnalités du monde sportif et associatif, qui ont le privilège d’être particulièrement à proximité des sphères du pouvoir.

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La mise en scène de ce vendredi, 27 Mars, ne peut leurrer personne. L’offre faite à la Kabylie de « se repentir » et de se démarquer de ses réflexes militants au profit de l’argent et des programmes spéciaux, renseigne sur les desseins pervers de nos responsables. Le Président ne se souvient pas du déni qu’il a fait de l’identité amazigh pour nous promettre aujourd’hui sa prise en charge dans les écoles. Faut-il lui rappeler que des centaines d’enseignants de tamazight ne sont pas payés depuis plus de 23 mois et que le volume horaire de son enseignement  ne cesse de se réduire.

En 2009, le président se demande encore qui de la population de la région ou de l’Etat est responsable des événements du printemps noir? Cette interrogation gomme les résultats des enquêtes judiciaires et de la commission qu’il a lui-même institué. Quant aux citoyens de la région, ils savent qui est détenteur des armes à feu qui ont tiré sur les jeunes.                                                        

La Kabylie a vu défilé des visages, des couleurs et des promesses en l’espace de quelques minutes, le temps que le citoyen de la Kabylie consommera pour réaliser que l’honneur et la dignité ne se marchandent pas.

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Panique dans le clan de Bouteflika ; il faut que la Kabylie vote coûte que coûte.

Posté par rcdbrto le 27 mars 2009

La débauche des portraits de Bouteflika dans la ville de Tizi Ouzou cache très mal la panique qui s’est emparée du Président-candidat et des thuriféraires et autres suppôts qui se sont mis à sa disposition, moyennant des billets de banque.

p1010067.jpgIl faut croire que la Kabylie d’aujourd’hui compte dans ses rangs quelques félons qui ont accepté de négocier la dignité de notre région pour de l’argent ou pour sauvegarder des privilèges personnels. Ces individus sont bien connus de la population kabyle. Leurs intérêts sont énormes, c’est pourquoi ils veulent aujourd’hui  nous conduire aux pieds de leur maître du moment.

Mais la Kabylie n’est pas à vendre et ces individus savent que les citoyens de cette région n’oublieront pas qu’ils se sont mis au service de celui qui les a traités de « nains », durant l’été 2000, et qui a dit que « Thamazighth ne sera jamais langue officielle ».

En 10 ans de règne, la Kabylie n’a bénéficié d’aucune considération de celui, le Président-candidat, qui veut aujourd’hui l’amener aux urnes. Aucun programme de développement ne lui a été destiné si ce n’est la corruption et la promotion des clientèles locales, afin de la soumettre.

Depuis le début de la campagne électorale, des sommes colossales – prélevées, faut-il le rappeler,  du trésor public – ont été déployées pour inonder la ville de Tizi Ouzou de permanences et de portraits géants.

p1010061.jpgUn véritable siège de la cité et une agression caractérisée de la population qui s’inscrit, de toute évidence, dans la volonté du pouvoir d’humilier notre région.

Des intimidations, des menaces, sont adressées aux fonctionnaires et aux travailleurs des entreprises publiques pour les amener à se rendre « obligatoirement » au meeting de Bouteflika.

Les directeurs de centres de formation professionnelle ont reçu l’ordre de remplir des bus de stagiaires pour les amener à Tizi Ouzou.

Les opérateurs économiques de la wilaya ont été rendus destinataires d’une invitation personnalisée (!) pour aller recevoir le Président. Bien sûr, comme à l’accoutumée, ceux qui gravitent autour du sérail et qui font partie de la clientèle locale ont fait dans le zèle. Certains d’entre eux ont forcé, un jour de repos, le personnel de leurs entreprises à venir accueillir « leur bienfaiteur ».

Les élus locaux ont été réunis par les chefs de daïra et ont reçu de ce dernier l’ordre de mettre à disposition des bus pour le meeting. Il leur a été également demandé, et c’est une nouveauté, de rendre disponibles les moyens de transport des communes pour acheminer, le jour du vote, les électeurs… Il n’est pas nécessaire de préciser que les Présidents d’APC du RCD ont refusé catégoriquement de se plier à de telles injonctions.

Djamel Ould Abbès, ministre de la propagande et du troisième mandat et accessoirement de la solidarité nationale, est venu il y a deux jours à Tizi Ouzou pour réunir les associations des handicapés de la wilaya. Il les a menacées de ne recevoir aucune aide si elles ne soutiennent pas clairement la candidature de Bouteflika et si elles ne se rendent pas au meeting de ce dernier. 

Cette débauche de moyens et toutes ces intimidations – auxquelles ont recours, à Tizi Ouzou, le Président-candidat et ses soutiens pour les besoins de la campagne électorale – est une provocation et un viol programmé de la conscience des citoyens de Kabylie, pour les faire plier et anéantir leur volonté.

Il faut que l’un et les autres sachent que la corruption et la violence n’auront pas raison du désir de la population de la région de construire une société démocratique, juste, libre et nourrie des valeurs de probité et d’honneur.

La Kabylie « belle et rebelle » ne se laissera pas faire et ne s’éloignera pas de son combat. Elle n’a pas oublié ses martyrs notamment les jeunes du printemps noir et est encore capable de grands sacrifices pour préserver sa dignité.

La Kabylie se construira avec ses enfants, ceux qui sont sains et qui ont choisi l’honneur à la vénalité.

La Kabylie n’est pas concernée par votre élection.

La Kabylie n’ira pas voter le 09 avril et fera de cette date anniversaire (avril 2001) une journée de deuil.

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La République asservie.

Posté par rcdbrto le 21 mars 2009

Par Maître Lila Hadj Arab, député, chargée à la communication au bureau régional de Tizi Ouzou

Après l’instrumentalisation des écoles, des mosquées et la mobilisation des imams et les Zawiyas. Après les caravanes de Ould Abbas et de Khalida Toumi, des cadres de l’Etat et de l’administration se lancent en sprinters sur la piste électorale.

Ils y vont tous, qui pour la collecte des signatures, qui pour le remplissage des salles ou du décor des tribunes garnissant ainsi les allées et les boulevards au passage du tsar.

L’Etat asservi a fait dans la multiplication des affiches et des spots publicitaires, des séminaires, rencontres et colloques appelant les algériens à « la reconquête de leur citoyenneté ».

Des moyens colossaux sont mobilisés par les parrains du système et les sponsors de tous bords. Des deniers publics pompés à partir de fonds occultes sont mobilisés pour la fiesta électorale ; ce qui en fait baver plus d’un, au regard des comités de soutien qui poussent comme des champignons d’un quartier à un autre. La recette, en somme, est vite calculée !

L’administration, le maillon fort de la joute, n’est pas en reste des mises à prix. Prise de panique face à une dissidence citoyenne plus que certaine, cette dernière a mobilisé des brigades issues du personnel féminin de la police pour un forcing at-home.

L’administration exige la carte de vote aux citoyens à chaque demande de passeport selon des témoignages rapportés par le quotidien Le Soir d’Algérie du 13 et 14 mars 2009.

L’ouverture de façade des média lourds et autres supports de l’information à « midi moins quart » des élections de 2009 – pour un semblant de débat sur le développement local, animé par l’administration des 48 wilayas du pays – dans le but de marquer son allégeance au candidat président en énumérant des réalisations sommes toutes virtuelles, malgré une manne pétrolière des plus généreuses.

« Le match est gagné d’avance ! » a averti le directeur de campagne de Bouteflika. Seul hic, car il y en a tout de même un, le taux de participation sur lequel personne ne se fait d’illusion, y compris au sein du clan. Tous les moyens sont bons pour triturer le fichier électoral et éliminer les observateurs gênants. L’administration ne met même pas les formes et les exemples de dépassements avérés et de violations de la loi sont légions à l’exemple de la wilaya de Tizi Ouzou.

Jugez- en ! Le directeur de l’Administration locale et les chefs de daïras de la wilaya de Tizi Ouzou viennent de notifier aux APC des listes de personnes à porter sur le fichier électoral sans justification quant à leur radiation de leur lieu de résidence d’origine. La radiation est pourtant une disposition de loi.

A Fréha, près de 1.173 nouveaux électeurs, issus des corps constitués, sont portés sur le fichier électoral de cette commune. Il en est de même dans la commune de Mechtras où près de 1.000 nouvelles inscriptions, issues des forces de sécurité, sont portées sur la liste des électeurs de la dite municipalité, par courrier, sans notification de leur lieu de résidence et encore moins de leur radiation de leur première inscription.

Dans la commune de Illoula Oumallou, l’administration élimine, sans raison objective, les militants du RCD du personnel réquisitionné pour la gestion des bureaux et centres de vote.

Ainsi, le dépouillement se fera le 09 avril prochain à huis clos sur la dépouille « d’une surveillance crédible ».

A Tizi Ouzou, après les manipulations et les mensonges qui caractérisent cette campagne avant l’heure, un pas supplémentaire vient d’être franchi en intégrant des citoyens, voire mêmes des militants du RCD et du mouvement associatif, sans leur consentement, dans les comités de soutien à Bouteflika. Une usurpation de plus !

Ainsi, le pouvoir innove dans ses stratégies dans le seul but d’arriver à un score hégémonique qui confortera le président candidat dans ses délires et abus, et par la même occasion à refouler toute voie alternative au système qui a pourtant ruiné le pays.

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La fraude recommencée

Posté par rcdbrto le 18 mars 2009

document021.jpgEl Watan 18 03 09

Après « la loi n’est pas un obstacle », voici venue « l’abstention n’est pas un complexe ». Telles sont les sentences que nous assène régulièrement le ministre de l’Intérieur, M. Yazid Zerhouni, celui qui est justement chargé de faire respecter la loi dans notre pays.

On ne peut que croire M. Zerhouni ! Tout comme la loi n’a jamais été un obstacle, ils sauront cette fois aussi « redresser » le taux de participation de la mascarade électorale à venir.

Les serviteurs du système peuvent affirmer ce qu’ils veulent mais l’ampleur de la désaffection certaine des électeurs pour la reconduction du président candidat est leur seul souci ; à telle enseigne que l’administration que coiffe M. Zerhouni ne s’embarrasse même plus pour mettre les formes dans l’unique but d’augmenter à volonté le nombre de votants car il faut bien satisfaire les 70% exigés par le maître.

L’une des techniques adoptée est d’inscrire à tout va sur le fichier électoral, sur injonction et sans radiation préalable de la commune d’origine, tout ce qui peut être inscrit : militaires, gendarmes, policiers, douaniers, gardes communaux, pompiers et leurs familles… Même les étudiants des résidences universitaires n’y échappent pas.

Chiffres à l’appui, cette énième et grossière escroquerie électorale est facilement vérifiable dans notre wilaya (Tizi Ouzou).

A Fréha, 1.173 nouveaux électeurs, issus des corps constitués, sont inscrits sur le fichier électoral de cette commune. A Mechtras, ce sont 1.000 nouvelles inscriptions, toujours parmi les forces de sécurité, qui ont été enregistrées. A chaque fois, les listes des « nouveaux électeurs » sont transmises par courrier sans notification de leur lieu de résidence et encore moins de leur radiation de leur première inscription.

Multiplier ces chiffres par autant de communes nous donnera une idée de l’ampleur de la fraude annoncée.

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Week End chargé pour le bureau régional de Tizi Ouzou

Posté par rcdbrto le 14 mars 2009

Inscrit au programme des rencontres et des sorties sur le terrain décidé par la direction nationale du RCD, le bureau régional de Tizi Ouzou a organisé, à l’école hôtelière de la ville, le troisième regroupement de la wilaya, le jeudi 12 mars 2009. Etaient concernées par cette réunion les communes du centre et du littoral de la wilaya.

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La rencontre a drainé une nombreuse assistance, des militants, des sympathisants, des amis du parti et des personnalités de la société civile, venus écouter le Docteur Tahar Besbas, membre de la direction nationale, député et vice-président du groupe RCD à l’APN et Maître Hakim Saheb, membre de la direction nationale, chargé des grands dossiers et député. Etaient également présents Mr Semmoudi Md Akli, le Dr Imazatène Achour, Maître Hadj Arab Lila, respectivement membre du conseil de la nation et députés. De nombreux élus locaux étaient à ce rendez-vous, en particulier des élus à l’APW et des Présidents d’APC.

tizi1.jpgLe Docteur Boudarène, Président du bureau régional et député, ouvrira la séance en remerciant l’assistance, au nom du Président du parti Saïd Sadi et au nom de tous les militants, pour avoir répondu à l’invitation. Il présentera les membres de la direction nationale et donnera ensuite les objectifs de ce regroupement. Expliciter aux citoyens les décisions prises par le Conseil national extraordinaire du 15 janvier 2009 : le gel des activités politiques officielles du parti et le boycott de l’élection présidentielle d’avril 2009. Il insistera sur le rôle déterminant que doivent jouer les militants du parti mais aussi l’importance de l’implication de la société civile dans la « vulgarisation » de ces décisions. « Le RCD est conscient qu’il ne peut pas, à lui seul, exercer une influence décisive sur le cours des événements à venir, il a certainement besoin de toutes les forces vives du pays pour agir et faire barrage à la volonté d’enterrer la démocratie en Algérie. C’est pourquoi, nous sommes réunis aujourd’hui pour en débattre ».  

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Le Docteur Tahar Besbas fera une communication très appréciée. Son propos portera sur l’essentiel des événements qui ont marqué l’actualité politique nationale. Il portera également un regard pertinent sur les grandes décisions qui ont fondé l’action du RCD. Il insistera notamment sur deux grandes positions du parti : la première relative à l’appel, dans le milieu des années 90, à la résistance citoyenne face au terrorisme intégriste, la deuxième concerne le vote des parlementaires du RCD contre le viol de la constitution, le 12 novembre dernier. Il explicitera enfin dans le détail le pourquoi du gel des activités politiques officielles du parti et celui du boycott de l’élection présidentielle à venir.

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Maître Saheb, le Dr Imazatène et Mr Semmoudi reviendront, tour à tour, sur le riche parcours du RCD et sur les différentes entraves et exactions que les élus et militants ont eu à subir de la part du pouvoir et de l’administration. Ils insisteront sur le cas des élus de Chlef et de Berriane qui ont été forcés à démissionner sous peine de représailles.

Dans les débats, les Présidents d’APC soulèveront notamment l’obligation qui leur a été intimé d’inscrire sur les listes électorales des milliers d’individus appartenant aux services de sécurité, tout corps confondus, pour prévenir la débâcle que ne manquera pas de vivre, dans la région, cette mascarade électorale.

La rencontre s’est terminée autour d’une collation offerte par le bureau régional.

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Quelle parité pour la femme algérienne ?

Posté par rcdbrto le 14 mars 2009

hadjarablila.bmpCe texte de Maître Lila Hadj Arab, député et chargée à la communication au bureau régional de Tizi Ouzou, a été publié dans le quotidien national le soir d’Algérie, en date du 09 mars 2009.

Après une multitude de rencontres et de séminaires, le ministère chargé de la famille tient enfin, à la veille de la présidentielle avril 2009, sa conférence nationale sur la promotion et l’intégration de la femme algérienne.

Les quatre ateliers initiés sur la question ont débouché sur une série de recommandations. Les plus attendues viennent de l’atelier juridique et politique. Un quota minimum de 30 % de femmes sur les listes électorales est souhaité et l’obligation aux partis politiques de s’y conformer est rendue indispensable.

En attendant la mise en œuvre de la nouvelle disposition constitutionnelle, à traduire par une loi organique, il y a lieu de noter que la question de la femme algérienne reste hypothéquée par de faux débats et par les visions simplistes dans lesquelles les formes priment sur le fond. A vouloir placer l’Algérie à l’avant-garde de la lutte pour l’émancipation de la femme par une panoplie de recommandations et de mesures conjoncturelles, le pouvoir algérien espère bien, au passage, fructifier son image au détriment d’une réelle politique nationale en faveur de la question.

Faut-il rappeler que le problème de la femme algérienne réside dans le statut personnel qui fait d’elle une mineure à vie, une soumise à tutelle, une proie de la polygamie et sujette à la volonté du mari quant aux effets du divorce, à savoir la pension alimentaire et le toit conjugal pour l’exercice de la garde des enfants.

Que penser du délai pour la transcription du jugement du divorce face à la facilité donnée au mari de transcrire le jugement de la répudiation dès la première instance ? Que penser de l’incapacité de l’Etat à assurer une pension alimentaire à la divorcée et à ses enfants et à son impossibilité à faire exécuter ces jugements, pour diverses raisons ? Au demeurant, la femme a également besoin de protection et de mesures urgentes pour lutter contre le phénomène de la violence qui se manifeste à son égard et qui prend des proportions alarmantes.

La presse nationale du 05 février 2008 a révélé que 40 femmes et enfants sont violentés quotidiennement. Les chiffres avancés par la DGSN laissent perplexes devant les 2867 cas de femmes victimes de violences physiques et sexuelles, dans les seules grandes villes d’Alger, Annaba et Oran. 73 % des cas sont commis en dehors du cadre familial, bien que les maris soient responsables de 20 % des cas.

Seuls 9000 victimes ont été signalées en 2007 aux services de la police judiciaire.

En 2009, le ministre de la Solidarité nationale annonce, comme solution à ce fléau, un centre d’écoute avec un numéro vert pour venir au secours des victimes. En réalité, il s’agit d’un simple centre de réception téléphonique inopérant.

Madame la ministre de la Famille a, quant à elle, annoncé  des mesures qui restent jusque là inconnues de la femme algérienne. Pourtant, il suffit de durcir les dispositions pénales traitant de la question par la criminalisation des ces délits de violence. Notamment, par l’incrimination du harcèlement moral et par la criminalisation du harcèlement sexuel dans le milieu du travail.

En attendant, ces agressions sont vécues par les femmes comme une humiliation dans la solitude et dans le secret absolu pour des raisons liées aux traditions et aux contraintes qui caractérisent notre société.

Pour autant, l’urgence pour le pouvoir n’est pas de mobiliser le mouvement associatif pour mener les campagnes de sensibilisation et de vulgarisation de ces pratiques dégradantes mais plutôt d’inféoder les 60.000 associations nationales et de les mettre sous le couvert d’un comité de coordination en vu d’animer les tribunes électorales… Pendant que d’autres associations indépendantes et que les syndicats autonomes continuent de subir la censure du pouvoir et l’interdiction d’exister sur le terrain.

La représentativité féminine ne peut avoir un retour d’écoute dans les rangs des partis politiques si l’Etat ne les devance pas sur cette question. C’est sous le règne du Président -candidat que l’Algérie n’a pas fait d’avancée sur la question de la parité politique. Sur ce registre, les progrès se limitent à la présence de :

– deux femmes ministres et une secrétaire d’Etat. Le gouvernement marocain compte 07 femmes ministres. – 05 femmes seulement au sénat désignées sur les 48 membres réservé au 1/3 présidentiel. – 02 femmes walis sur 48. Ce qui représente un taux de moins de 5 %. – 8 % de femmes sont députés à l’Assemblée nationale, sur 398 membres.

Le constat est plus amer quand, au regard des larges prérogatives constitutionnelles dont il dispose, le Chef de l’Etat reste sourd à la demande de nominations de femmes aux hauts postes de responsabilités. Malgré les compétences avérées de ces dernières, il n’y a pas de directrices de C H U, de recteurs d’Universités ou seulement de doyennes de facultés. Il en est de même en ce qui concerne les conseils et hautes cours judiciaires.

En conclusion, le système politique est seul comptable de la sécheresse intellectuelle imposées aux femmes algériennes et de leur absence dans les institutions. En somme, le pouvoir ne se contredit pas : une mineure à vie dans le droit ne peut être responsable dans la vie politique.                         

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