Un nouveau départ pour l’Algérie (Partie 7)

Posté par rcdbrto le 4 mars 2017

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Un nouveau départ pour l’Algérie (Partie 7)

Politique industrielle, Energie et Transition énergétique

L’incapacité à redéfinir et à mener une politique industrielle à la mesure des potentialités et des atouts indéniables de notre pays, malgré une conjoncture financière favorable, se traduit aujourd’hui par l’absence de toute lisibilité de la politique poursuivie dans ce secteur. Les assainissements à répétition des entreprises publiques et le nombre de ministres qui se sont succédés dans le secteur ont fini par dérouter toute la communauté des affaires, nationale ou étrangère, au point où personne ne croit plus aux annonces de diversification et d’industrialisation. C’est le plus grand handicap. Quel que soit la stratégie à adopter, la relance de l’économie, lourdement dépendante des hydrocarbures passe par un décollage de l’industrie. Il est, en effet, impensable d’élaborer des plans de développement qui ne s’articulent pas autour d’une dynamique industrielle arrachant le pays d’une situation dramatique qui fait que la part de l’activité industrielle dans le PIB stagne autour de 5% depuis les années 2000.

Il s’agit donc d’une réforme structurelle profonde qui consiste à :

Mettre fin à l’instabilité du cadre juridique dans l’administration de l’économie et partant du secteur de l’industrie en confiant la politique industrielle à un panel d’experts pluridisciplinaires sous l’autorité politique directe du premier ministre issu de la majorité parlementaire. Il aura pour rôle de moderniser les entreprises de service public y compris par l’ouverture du capital et, corrélativement, d’approfondir et d’actualiser la « Stratégie et politiques de relance et de développement industriels » dégagée lors des assises nationales de 2007. Au niveau du secteur public, la finalité est de soustraire les entreprises publiques à la tutelle des ministères et rétablir les prérogatives des organes de direction prévus par le code de commerce.

Sur un autre plan, les subventions aux produits et services et aux entreprises ne font l’objet d’aucune démarche transparente et cohérente. A ce sujet, en plus des nécessaires bilans sur le budget de l’Etat et des collectivités locales, il s’agit de :

• Faire le bilan des entreprises publiques, groupe SONATRACH pour les carburants et le gaz et l’eau de dessalement, de l’ADE pour l’eau potable et de la SONELGAZ pour l’électricité etc.…Le trésor public qui prend sur son compte les dettes bancaires des principales entreprises publiques est concerné en premier lieu.
• Inscrire toute subvention dans le budget correspondant car cette absence de transparence fait échapper une grande partie des dépenses publiques au contrôle démocratique des assemblées élues. 
• Se pencher sur le pourquoi de la non pertinence de nombreux projets (ne remplissent pas leurs objectifs sociaux et économiques). La conséquence est souvent des retards et surcoûts très importants liés aux conditions et procédures de leur administration notamment avec l’implication, sans responsabilité sur le résultat, des niveaux politiques et administratifs. Un audit qui sera confié à des experts nationaux et internationaux sera présenté à une conférence nationale qui retiendra les propositions de réforme pertinentes,

Energie et transition énergétique

Globalement notre mode de vie est façonné par la disponibilité d’une énergie bon-marché issue quasi exclusivement des hydrocarbures. Tous les indicateurs disponibles montrent que notre pays est dans une situation de diminution de l’offre à cause du déclin des ressources en hydrocarbure et de l’explosion de la demande interne, en raison de la croissance démographique mais aussi du système des prix qui joue comme une prime à la surconsommation, voire au gaspillage. Il est symptomatique de constater que la demande est tirée par les ménages et le secteur des transports et que la part des entreprises de production de biens soit réduite à une portion incompatible avec les ambitions affichées. Ce modèle est insoutenable. La pénurie d’énergies fossiles ne concerne pas que les prochaines générations, elle est déjà d’actualité. Nous sommes devant une situation où il faut agir à la fois sur l’offre et la demande.

S’agissant de l’efficacité énergétique des bâtiments, il convient de relever que l’Algérie est l’un des rares pays où l’intensité énergétique augmente régulièrement. Elle est aujourd’hui de 0,591tep/1000$ (PIB Constant hors Hydrocarbures) et 0,357tep/1000$ (PIB Constant avec HC) selon l’Aprue ; la Grande Bretagne qui a fait la meilleure performance mondiale en 2015 affiche 0,076 tep/1 000, un gap abyssal en quelque sorte. Malgré l’existence de nombreux dispositifs comme le Fonds National pour la Maîtrise de l’Energie (FNME), institué par décret en 2000, les résultats sont loin d’être significatifs. Il n’y a pas une dynamique en termes d’investissements dans l’efficacité énergétique et le renouvelable. En attendant que les prix trouvent leur équilibre dans un mécanisme idoine entre la nécessité d’un accès à l’énergie pour tous et la nécessité de résorber au moins les déficits, le RCD propose d’instaurer un marché de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables (solaire et éolien) tiré, dans un premier temps, par la commande publique qui aboutira à terme à l’instauration d’un certificat d’efficacité énergétique. 
Notre ambition est de :

• Doter tous les ministères, les sièges des grandes institutions nationales, régionales et locales d’un parc d’énergie renouvelable à hauteur des possibilités issues d’études techniques. Dans le même temps, interdire dans ces services l’usage de lampes et d’appareils électriques (les climatiseurs en particulier) autres que ceux certifiés basse consommation. Cette mesure sera étendue progressivement à l’ensemble des édifices publics ;
• Adopter une législation qui stipule que les nouvelles constructions d’édifices publics doivent répondre aux normes de l’efficacité énergétique ;
• Inclure à terme dans les cahiers de charge des marchés publics dans le domaine des bâtiments le bilan énergétique final de toutes les réalisations comme cela se fait lors les raccordements ;
• Encadrer l’appel d’offre de 04 milliards de dollars du ministère de l’énergie pour l’implantation de 04 Gigawatts (40 sites de 100 MW) pour qu’en plus de l’exigence d’un prix de reviens du KWh le plus bas possible, le transfert de technologie puisse être d’un apport pour envisager y compris d’investir en Afrique dans la réalisation de centrales solaires et/ou hybrides (solaire/gaz).
• Soumettre régulièrement les grandes entreprises à un audit énergétique ;
• Lancer des projets pilotes de centrales de climatisation pour des groupes de bâtiments des villes du Sud fonctionnant au moyen de l’énergie solaire.
• Mettre à niveau la gestion du réseau électrique par l’introduction des technologies Smart Grid (réseaux intelligents) pour permettre une meilleure gestion de la demande en adéquation avec la diversification de l’offre en prévision d’une part importante de renouvelable.
• Interdire dans un délai de 02 années toute circulation de véhicule utilitaire dans le parc public fonctionnant à l’essence ou au diesel au profit des véhicules GPL et électriques. Interdire toute acquisition non conforme.
• Instaurer dès à présent un certificat d’efficacité énergétique pour les entreprises de reconvention en GPL et des aides pour la rénovation de l’ensemble de la flotte des transports publics y compris les taxis avec un cahier de charge.
• Adopter un moratoire de dix (10) ans sur l’exploitation du gaz de schiste, reconductible après débat à l’Assemblée nationale à l’aune de l’évolution de la technologie et des procédés et moyens de son exploitation.

 

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