Un nouveau départ pour l’Algérie (Partie 5)

Posté par rcdbrto le 27 février 2017

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Un nouveau départ pour l’Algérie (Partie 5)

Travail, sécurité sociale

L’enjeu principal ici n’est pas de faire émerger des propositions pour résoudre ou tempérer le chômage massif. C’est l’objet des propositions énumérées tout au long de ce programme en particuliers dans l’industrie, l’énergie, l’agriculture, le tourisme ou la réorganisation administrative. Il est question ici des relations de travail, des normes, de la protection des salariés, des droits des employeurs et du statut social des sans activité aussi bien les chômeurs que les personnes âgées sans revenus. A ce sujet, l’importance en volume des activités du marché informel ne constituent pas seulement un manque à gagner pour l’économie mais il représente une « bombe à retardement » dans la mesure où des millions d’Algériens se retrouveront au troisième âge sans retraite et sans couverture sociale ; c’est un legs de plus d’un mode de gouvernance qui a ruiné le pays. Bien évidemment, un marché du travail fluide facilite l’embauche mais il ne joue qu’à la marge devant le dynamisme de l’économie. Il s’agit pour cela de :

• Mettre en place une commission tripartite qui intègre tous les syndicats et l’ensemble des organisations patronales pour réviser le projet de code de Travail élaboré par le FCE, le gouvernement et l’UGTA. Du point de vue du RCD, le document final doit garantir le droit à l’organisation syndicale et patronale, définir les modalités du recours à la grève, un salaire minimum et les modalités de son indexation, une protection sociale par la solidarité inter-salariale et intergénérationnelle et l’encadrement des contrats à durée déterminée.
• Relever le SMIG pour le doubler au bout de cinq ans en termes de pouvoir d’achat. C’est la première condition de l’augmentation de la productivité du monde du travail.
• Relever les rémunérations des cadres algériens exerçant dans les secteurs économiques. Cette mesure vise à juguler l’exode des cadres qualifiés vers l’étranger et s’inscrit dans un processus du retour de certains d’entre eux. 
• Créer un Institut des statistiques et des études économiques sous la tutelle des syndicats autonomes aux fins de disposer d’informations plus fiables qui permettent des analyses et également de confronter les données avec celles de l’ONS. Ce dernier office sera placé sous la tutelle du président de l’Assemblée et non plus de l’Exécutif.
• Institutionnaliser un taux de croissance du pouvoir d’achat à répercuter sur le SNMG auquel tout exécutif doit s’assujettir au risque de faillir et d’en tirer les conséquences.
• Instituer un revenu minimum vieillesse qui consiste à définir un seuil de revenu que l’Etat garantit à toute personne qui dépasse l’âge de la retraite. Il s’agit d’un complément de ressources pour les uns (retraites faibles…) ou d’une allocation complète de solidarité. Elle n’est pas puisée des caisses de retraites mais du chapitre consacré aux subventions ciblées.
• Réviser la nomenclature des actes de soins ;
• Relever les planchers des retraites et des prestations de la Casnos (congés de maladies, de maternité et d’allocations familiales…) par la révision des modes et des niveaux des cotisations.

 

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