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Un nouveau départ pour l’Algérie (Partie 2)

Posté par rcdbrto le 16 février 2017

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Un nouveau départ pour l’Algérie (Partie 2)

Un nouveau départ par l’assainissement des finances publiques et la préparation à une réforme fiscale écologique

La chute brutale des cours des hydrocarbures remet à l’ordre du jour l’urgence de l’assainissement des finances publiques. Il s’agit, d’une part, de bâtir progressivement le budget de l’Etat autour des richesses produites et non plus sur l’extraction de ressources naturelles non renouvelables et, d’autre part, de rationaliser les dépenses publiques. Le RCD inscrit dans son programme d’actions, le réajustement des finances publiques par la détermination des besoins publics à satisfaire par l’Etat. Partant de ce principe, la méthode en vigueur dans l’élaboration des lois de finances, consistant à une distribution de la rente, sera bannie. Il ne sera plus question d’élaborer une loi de finances à partir des demandes des wilayas et des ministères dépensiers, mais sur la base d’objectifs à caractère culturel, social, économique et sécuritaire en rapport avec un projet de société clairement défini et accepté après un débat libre et transparent. Il y a donc lieu de réhabiliter l’impôt dans le financement des dépenses publiques. Cela nécessite de reconsidérer le système fiscal actuel afin de remettre en cause les taxations et impositions arbitraires et injustes et d’observer le principe constitutionnel de l’égalité de tous devant l’impôt. Ainsi, l’Etat ne doit plus utiliser l’impôt comme instrument d’exclusion, de répression, de règlement de comptes et d’extorsion de fonds pour financer sa clientèle, mais comme étant la contribution de chacun en fonction de ses capacités contributives au financement des dépenses publiques.

Un nouveau départ par l’augmentation des recettes budgétaires ordinaires (hors hydrocarbures)

Le chiffre des restes à recouvrer dans l’impôt, rendu public par la Cour des comptes est alarmant. C’est le signe tangible de son inadaptation à l’activité économique et de la faiblesse de l’administration fiscale dont la rente pétrolière suppléait son inefficacité. Au terme des mesures immédiates, notre ambition est de :

• Mettre en œuvre un programme de numérisation de l’administration fiscale et la doter de moyens humains à la mesure de son rôle économique.

• Elargir l’assiette fiscale à la place de l’accroissement de la pression fiscale sur les seuls contribuables loyaux, à commencer par la suppression des dérogations d’exonération fiscale (490 dérogations recensés par la Cour des comptes dans son rapport de 2013). Ces exonérations instaurent une injustice fiscale, faussent la concurrence et encouragent l’économie informelle ;

• Soumettre les sociétés et les professions libérales au régime du réel et n’assujettir à l’impôt forfaitaire unique (IFU) que les petits contribuables (épiciers, artisans…) ;

• Supprimer l’indexation des primes de l’administration fiscale aux montants des redressements fiscaux des contribuables ;

• Amorcer une fiscalité écologique comme premier palier d’une réforme fiscale globale qui favorise la protection de l’environnement et la construction d’une véritable industrie dans les matières premières secondaires par la valorisation et le recyclage.

Un nouveau départ par la réduction des dépenses de fonctionnement

Des économies importantes sont à rechercher dans la réduction du train de vie de l’Etat avec ses nombreux comptes spéciaux et dans le ciblage des transferts sociaux (la carte Hayat, le minimum vieillesse, l’allocation d’accompagnement des jeunes et d’autres propositions exposées tout au long de ce programme constituent l’amorce de ce ciblage). Il s’agit dans un premier temps de :

• Geler le renouvellement des parcs véhicules pour une période de 03 années, le plafonnement des frais de missions et des séminaires et conférences.

• Réduire le nombre de départements ministériels à 15 avec la reconduction du même organigramme dans les démembrements actuels de l’administration centrale en attendant l’avènement d’une réorganisation administrative qui redonne de larges prérogatives aux territoires.

• Confectionner un fichier numérique national pour identifier les populations éligibles à l’aide sociale. Cette opération inclut le recensement des personnes devant bénéficier de la carte Hayat, du minimum vieillesse et de l’aide à l’insertion des jeunes (AIJ) (voir les chapitres à venir).

Concernant les banques, il s’agit de :

• Octroyer une autonomie de gestion à la Banque d’Algérie afin de réguler les flux monétaires en faveur de la croissance-développement et de bannir les pratiques des privilèges. Ses dirigeants seront nommés pour un mandat irrévocable de 6 ans.

• Prendre toutes les dispositions pour une convertibilité à terme du dinar. L’option actuelle de limiter les transferts vers l’extérieur ne pouvait que se solder par un blocage des transferts vers l’économie nationale et par l’augmentation des transferts illicites d’argent.

Publié dans Election Législative | Commentaires fermés

Un nouveau départ pour l’Algérie (Partie 1)

Posté par rcdbrto le 16 février 2017

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Un nouveau départ pour l’Algérie

Convaincu de l’opportunité et de l’urgence de donner un nouveau départ à l’Algérie, le RCD a décidé de présenter des candidats aux élections #législatives du 04 mai 2017. Nous n’avons aucun doute que par la mobilisation de tous, nous pouvons faire sortir le pays de l’impasse dans laquelle l’ont mené les gouvernants issus des partis de la fraude et de la corruption.

Le pessimisme ambiant et le désespoir semés et nourris par un régime en mal de légitimité doivent être partout combattus. Il est aux antipodes des intérêts du peuple et de la Nation. Le carburant du régime est le renoncement. Nous devons cesser de dire que l’action militante est vaine et que c’est perdu d’avance : les batailles perdues sont celles qui n’ont pas été engagées. Nous devons combattre le discours du pouvoir, et de ses relais médiatiques, qui proclame qu’il ne sert à rien d’aller voter ou qu’il ne sert à rien de s’impliquer et de surveiller les élections. Rien n’est plus faux que de croire que les choses sont écrites d’avance : le statuquo ne profite qu’au pouvoir dans sa démarche de rapine et de violation des lois qu’il a lui-même écrites.

Oui il faut susciter, semer et structurer l’espoir parce qu’il s’agit de sauver notre pays de l’abîme. Il s’agit de l’avenir de nos enfants.

Pour le RCD, il n’y a pas de situations désespérées ; il y a seulement des femmes et des hommes qui désespèrent des situations. Au RCD, nous sommes connus pour notre discours de vérité face aux falsifications et aux mensonges du pouvoir. Beaucoup nous ont reproché notre franchise et notre discours de vérité dans un système politique où l’essentiel des décisions se prend dans l’ombre. Nous revendiquons la franchise et la vérité comme point de départ de notre lucidité et de notre action.

Aujourd’hui, nous savons tous où nous ont menés le mensonge d’Etat et l’absence de transparence. La rente pétrolière, notamment dans ses années fastes, a pu voiler dans bien des circonstances les conséquences néfastes de la régression économique et de l’absence d’un projet de développement pour le pays. La chute actuelle des prix des hydrocarbures a révélé l’ampleur des déficiences et le contenu cosmétique des prétendues réformes annoncées.

Le constat est implacable :

• L’épargne nationale s’est atrophiée car affectée à la distribution des privilèges au lieu de financer la croissance,

• La productivité du travail est l’une des plus faibles au monde. Cette atonie participe aussi du blocage de l’économie en général,

• L’appareil de formation voit ses performances péricliter au point où la maitrise des technologies et des langues a cessé d’être à l’ordre du jour,

• L’insécurité s’étend à tous les domaines. A l’insécurité des lendemains se greffe l’insécurité physique avec l’extension de la violence dans les relations sociales, l’apathie de l’appareil judicaire et la prolifération des zones de non-droit,

• L’aggravation des disparités des revenus est telle qu’elle annihile toute perspective de cohésion sociale, fragilisant du même coup la souveraineté nationale.

Un tel délitement impose des solutions audacieuses, fermes et volontaristes.

L’ambition historique du RCD est de créer et de consolider des traditions éthiques et politiques qui réconcilient les Algériennes et les Algériens avec leurs institutions en œuvrant, sans relâche, au parachèvement de l’indépendance par la construction d’un Etat qui vise la consécration de la citoyenneté et le respect des droits de l’Homme, garantit l’égalité des chances et organise la solidarité. Le RCD estime qu’il est toujours possible de prendre le bon cap, de se ressaisir et d’entreprendre les changements salvateurs que requiert la situation. Car faute d’une mue rapide, c’est tout le pays qui va sombrer dans le chaos.

Cette mue aura pour support la mobilisation de l’ensemble des potentialités socio-économiques du pays, un planning rigoureux des opérations concrètes et un contrôle des états d’avancement à tous les niveaux. Une telle opération nécessite la réaffectation de la rente pour la destiner aux secteurs productifs. Elle impose des arbitrages qui ne peuvent être l’œuvre d’une administration sans légitimité. Elle exige des institutions issues de la volonté populaire ; c’est-à-dire exemptes de fraude électorale. Une mobilisation citoyenne peut changer la donne. Le refus et la contestation pacifiques des fraudes électorales peuvent être un point départ. Notre proposition d’une instance indépendante d’organisation des scrutins à tous les niveaux n’est pas une mesure administrative. Elle donne du sens au combat pour la consécration de la souveraineté populaire.

Notre ambition est, en premier lieu, de libérer l’individu grâce à une citoyenneté pleine et entière matérialisée par l’égalité en droits et la promotion des libertés publiques et d’organisation. Il va de soi que la cohésion nationale passe inévitablement par l’effectivité de la reconnaissance de Tamazight, qui est à la fois un signe et un objectif démocratique, qui peut préfigurer de la fin de la falsification de l’histoire et du déni de l’identité culturelle du pays.

Parallèlement, notre ambition est de redynamiser l’activité économique, en particulier, dans l’industrie, l’agriculture, l’énergie et le tourisme avec ses pendants qui sont la promotion de la culture et de l’artisanat.

Cela implique de bâtir une école qui éveille les consciences, un enseignement ouvert sur la modernité et un système de formation qui assure une qualification à tous les jeunes de notre pays. Elle réside, aussi, dans la construction d’un système de santé où l’accès à des soins de qualité est garanti pour tous. Le RCD est convaincu que c’est par le travail et la solidarité envers toutes les couches fragiles de notre société que nous prendrons le chemin du progrès pour renouer avec l’ambition de nos ainés qui ont donné leur vie pour l’Algérie.

Publié dans Election Législative | Commentaires fermés

 

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