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Commémoration

Posté par rcdbrto le 26 février 2014

Commémoration dans Commemoration logo-rcd6

A l’occasion de la commémoration du 2ème anniversaire du décès de notre cher militant Mehenna BOUSSAID, membre fondateur du RCD ; la section communale RCD d’Azazga ainsi que sa famille, vous invitent à honorer de votre présence la cérémonie de recueillement sur la tombe du défunt le Vendredi 28 Février 2014 à 10h30 à AIT BOUADA.

Programme : 

10H00: Rassemblement devant la demeure du défunt ;

10H30: Départ de la délégation vers le cimetière ;

11h00 : Dépôt de gerbes de fleurs sur la tombe du défunt et prise de paroles ;

12H00: Clôture de la cérémonie- La fatiha.

La section RCD AZAZGA. 

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INTERVENTION DE SAID SADI AU FORUM DE LIBERTÉ DU 25 FÉVRIER 2014

Posté par rcdbrto le 25 février 2014

INTERVENTION DE SAID SADI AU FORUM DE LIBERTÉ DU 25 FÉVRIER 2014

Monsieur le directeur, mesdames messieurs les journalistes, chers amis invités, bonjour,

Monsieur le directeur, je vous remercie de m’avoir invité à votre forum, un des derniers espaces où le débat libre est encore possible.

Cela va faire bientôt deux ans que je me suis déchargé de toute responsabilité politique en essayant de faire de sorte que cette décision soit aussi l’occasion pour accomplir un acte pédagogique prouvant que, dans nos contrées aussi, un parcours politique partisan pouvait se conclure de façon apaisée et féconde. Il fallait également démontrer que d’autres acteurs, plus jeunes, et qui ne sont pas ceux que les canons politiques formatant la responsabilité publique portent, existent et qu’ils peuvent assumer des charges confisquées par les générations qui les ont précédés. Et la crise en cours donne toute la mesure de cet immense malentendu qui veut que c’est dans la catégorie où prolifèrent les responsables de l’échec que doivent se recruter les artisans de son dépassement. 
Depuis deux ans, je suis en retrait mais pas en retraite. Je me suis acquitté de mes tâches et devoirs de militants de base et écouté, lu et écrit en tant que citoyen.
Je rassure ceux qui s’agrippent au pouvoir, ce rôle n’est pas plus difficile ni moins intéressant que celui que confère la responsabilité de dirigeant.
Dans cet intervalle, je me suis autorisé deux interventions publiques. L’une, parue dans le soir d’Algérie à l’occasion de l’université d’été du RCD au cours de laquelle les étudiants m’avaient demandé de faire une communication sur ce qui pouvait être retenu de l’Algérie de novembre et de la Soummam, preuve que la jeunesse est en demande d’information sur l’histoire nationale. L’autre a été publiée dans votre quotidien juste avant la visite du premier ministre français qui me semblait confirmer une relation attentatoire aux intérêts économiques et, surtout, symboliques de l’Algérie. 

J’ai accepté votre invitation aujourd’hui avec plaisir et devoir car, et je ne crois pas être le seul à le penser ou le dire, l’Algérie est en péril. Mais ce qui m’a encore plus déterminé à apporter ma part de vérité dans cette période, ce sont les termes du débat ou, plus exactement, de propagande actuelle. Quelques fois violemment polémiques, ce qui ne contribue pas à clarifier une situation complexe, tendue et confuse, les interventions sont, plus fréquemment, et c’est bien plus grave, délibérément biaisées, ce qui fait qu’au lieu de participer à sérier les enjeux, dévoiler les positions de chacun et distinguer les causes des effets, la logique reptilienne du système impose des paliers de discussion qui interdisent de sortir du champ clos des slogans fossilisés, de la manipulation et de la soumission. 
Le cerveau reptilien, c’est connu, est incapable d’évolution. Programmé pour des fonctions primaires, il est animé par la satisfaction immédiate de besoins élémentaires et réagit par la violence contre tout ce qui peut contrarier la prédation ou inciter à une adaptation des conduites et comportements. 

Cette réduction de la pensée à l’instinct ne facilite pas la recherche d’un compromis extérieur aux luttes claniques qui puisse nous extraire d’un tunnel où celui qui détient l’interrupteur est précisément le maître des ténèbres. La chose est vraie en toute circonstance, elle se vérifie encore plus chez nous où la confiscation ou le conditionnement communication s’avèrent être les moteurs les plus puissant de la crise. Et nous n’avons plus les moyens de jouer aux enfants gâtés du tiers monde qui dilapident, vilipendent et polémiquent sans produire. Il est vital de reprendre nos esprits, de refroidir la relation politique et d’ouvrir les yeux.

Je ne suis pas venu ici pour rappeler les idées et les objectifs pour lesquels je me suis engagé en politique. Mon propos d’aujourd’hui est celui d’un citoyen inquiet des invectives qui accompagnent une dérive dont on ne semble pas appréhender les origines et, encore moins, les funestes conséquences.
Tout le monde convient que la situation est grave voire compromise pour l’avenir de la nation. Pourtant, peu, trop peu de voix s’élèvent pour dire que cette malédiction ne tombant pas du ciel, il nous incombe une impérieuse obligation de regarder avec courage, intelligence et lucidité la situation avant qu’il ne soit trop tard. Interdire ou fausser le débat loyal par calcul, peur ou ignorance, sur les causes de notre déchéance équivaut à condamner l’Algérie à une désintégration inéluctable. 
Les exemples de la violence latente alimentée par des haines savamment entretenues sont sous nos yeux. L’embargo fait sur la tragédie du Mzab est significatif des analyses borgnes qui brouillent les investigations qu’appellent les drames inhérents à une gestion violente où les pouvoirs parallèles supplantent toujours l’autorité formelle. 
Les fardages des réalités socio-politiques relayées par une mise sous tutelle de l’expression publique sont une des grandes menaces algériennes de l’heure.
Beaucoup parlent de système, certains consentent même à le rejeter sinon le renier. Pour autant, l’essentiel des acteurs politiques et sociaux s’interdisent d’envisager une issue à nos problèmes en dehors de ce cadre.
L’homme politique n’est sensible aux abus qui brident la vie publique que s’il en est exclus. L’observateur en défend les codes de communication tant que ses propres formulations ou intérêts sont épargnés. L’opérateur économique s’accommode très bien des travers du marché pour peu que ses réseaux échappent aux rigueurs de la loi. Le président de club sportif est prêt à toutes les compromissions s’il se sait intégré dans les compagnonnages hors compétition… 

Le système algérien existe bel et bien. Il a sa logique, ses méthodes, ses objectifs, ses acteurs et ses bénéficiaires. Une tripartie vient de se dérouler avec un syndicat et un patronat candidats historiques à la rente, excluant des organisations syndicales qui ont paralysé pendant un mois tout le système éducatif. Une loi non écrite mais intangible veut que tout intrus soit néantisé quelle que soit sa représentation ou sa légitimité s’il n’est pas reconnu par le logiciel systémique. Cela ne veut pas dire qu’il ne connait pas de turbulences internes. Comme dans tous les ordres mafieux, il peut y avoir des affrontements voire des amputations occasionnelles mais, au dernier moment, l’instinct de survie archaïque, la fameuse conduite reptilienne rivée sur les besoins primaires, développe l’agressivité qui permet la survie de l’espèce. 

La vraie question est de savoir si ces archaïsmes peuvent se reproduire longtemps.

Cette logique de caste est redoutable car elle peut s’imposer aux esprits les plus brillants. L’instinct d’appartenance à la secte transcende les compétences individuelles et inhibe toute capacité critique. Un propos entendu comme incohérent, farfelu ou pernicieux dans un environnement autonome est rationalisé, légitimé voire sacralisé quand il émane du cadre systémique.

On entend aujourd’hui une multitude voix s’élever contre le quatrième mandat auquel postule l’actuel chef de l’Etat; tous le trouvent humiliant, inadmissible et dangereux. Aucune de ces voix ne s’était élevée le jour où l’organe qui leur ordonne aujourd’hui de s’indigner de cette candidature, avait fait violer la constitution pour rendre possible ce qu’on leur enjoint de décrier sans discernement actuellement. C’est le même centre de pouvoir qui a sommé les parlementaires de ne s’absenter sous aucun prétexte pour voter la levée de la limitation des mandats qui orchestre l’hystérie de la condamnation de la présidence à vie. J’ai le souvenir que seuls les parlementaires du RCD, salués, il est vrai, par de très rares observateurs, avaient voter contre ce qui, mécaniquement, menait à la situation présente. 

L’appel à un minimum de décence pour lire en âme et conscience une séquence politique, dangereuse à maints égards, en vue d’en sortir au moindre coût reste inaudible. Et quand des observateurs en arrive à ce degré d’aveuglement c’est que les générations futures ont des soucis à se faire. Ces moments d’embrigadement des esprits sont les plus aléatoires dans l’histoire des peuples car ils peuvent accoucher de toute sorte d’avatars. Nous n’avons pas beaucoup de temps devant nous pour sauver ce qui peut l’être. 

Comme tous les citoyens, j’ai entendu celles et ceux qui se préparent à la prochaine échéance électorale. Tous exigent le rejet du quatrième mandat, rares sont ceux qui assument la proposition d’une commission indépendante de surveillance des élections. 

Quelle différence peut-on établir entre celui qui est en poste et qui dit je ne céderai pas ma place et celui qui affirme, je cite, “je serai candidat quelles que soient les conditions” dans lesquelles se déroulera le scrutin ? En clair, cela veut dire : cette fois j’ai, moi aussi, de bonnes raisons de croire que le bourrage des urnes me sera favorable. 

Comment croire aux promesses de changement quand on passe par perte et profit la notion même de légitimité du pouvoir. 

Quelle différence peut-on établir entre un homme du système qui entend prolonger son bail en privatisant l’Etat et celui qui déclare qu’il ne concourra pas si le système présente son candidat? En clair, cela veut dire: ce qui se passe actuellement n’est pas intolérable par ce qu’il y a déni de citoyenneté, c’est intolérable par ce que je ne suis pas promu parrain de la secte. 

Comment peut-on dénoncer un pouvoir sans contre- pouvoir et appeler, dans le même souffle, l’armée à intervenir pour reprendre sa place d’épicentre de l’Etat tout en se proposant de monter dans ses tourelles ? Où sera le contre-pouvoir dans pareil schéma ? Une telle approche porte un nom: un putsch. De vertueux analystes, immergés dans la logique reptilienne, se sont contorsionnés pour subodorer et extraire des émanations rassurantes voire démocratiques d’un acte, par essence, liberticide. 
La question n’est pas d’accabler les auteurs de ces pensées aveugles. La situation est plus grave car ces faillites conceptuelles trouvent écho chez des hommes, par ailleurs capables de raison et même, pour certains, de fulgurance, pour se transformer en exégètes de l’irrationnel et du malheur. 

Comment peut-on être crédible aujourd’hui, condamner le bilan, effectivement catastrophique, d’un homme et passer sous silence le système et, pour être encore plus précis, l’instance qui l’a rappelé, maintenu par une succession de fraudes et même, nous venons de l’évoquer, violé la constitution pour lui permettre de continuer à sévir ?

Comment peut-on s’offusquer d’un constat d’insuffisance d’un service de renseignements, fut-il fait pour de mauvaises raisons, au motif qu’il y a critique d’une “institution”; ce qui, en l’occurrence, n’est pas le cas ( le DRS n’est pas une institution mais une structure relevant d’une institution), et se livrer aussitôt à des attaques contre d’autres instances officielles qui, elles, sont des institutions ? 

En quoi une institution devrait-elle, par principe, être indemne de critique ? En la matière, la seule chose qui mériterait attention c’est la nature des déficits pointés. Nul n’a contesté la chose. 
On ne débat pas aux services spéciaux rage-t-on ! 

Des professionnels de la désinformation, incapables de tenir le débat, s’emploient à semer la confusion entre armée, services de renseignements et police politique. Il n’est pas question de services spéciaux mais d’un pouvoir parallèle qui fait et défait, depuis l’indépendance, le régime algérien. Personne ne demande la divulgation de la liste des agents des antennes du DRS. Tout citoyen est en droit et en devoir d’exiger que ce service soit sous contrôle d’un pouvoir légitime et qu’il ne décide pas des quotas à distribuer dans chaque élection, ne s’immisce pas dans les affaires de partis, ne soumette pas la presse, ne s’occupe pas de la composition du gouvernement et encore moins du choix du chef de l’Etat…On est loin de l’expertise d’une intelligence qui veille à la sécurité de la nation et rend compte à sa tutelle.

Il faut sonner l’alarme. Rarement les relais d’opinion, dont les rangs sont, il est vrai décimés par l’exil, l’usure ou la clientèlisation, n’ont été aussi puissamment encadrés. 

Oui le débat actuel est biaisé: il est malsain, grégaire, inefficace et, surtout dangereux car il tétanise l’Algérie dans le tabou, marécage où ont proliféré les régressions mortifères qui ont enseveli tant et tant de peuples. 
Mettre de la lumière et de la raison dans la communication algérienne est une urgence absolue. Le patriotisme, aujourd’hui, c’est de percer le brouillard de la déraison et du renoncement, matrice d’un asservissement fatal.

Cette façon de se soumettre à une autorité uniquement par ce qu’on la croit puissante et qu’elle est invisible est porteuse de grands périls. Tout se passe comme si le citoyen était amené à une auto-persuasion qui fait de lui un coupable potentiel ou un client obligé. Chacun aurait quelque chose d’illégal voire d’illégitime à demander ou quelque chose de honteux à se faire pardonner, il est captif d’un pouvoir invisible dont il dépend pour l’éternité et devant lequel il doit être heureux de pouvoir se prosterner.

Que de fois n’a-t-on vu dans l’Histoire des communautés émérites sombrer dans le chaos parce que le citoyen n’a pas usé de son libre arbitre pour peser sur son destin et que la conduite reptilienne l’a privé de voir clair, juste et loin.

On entend dire ici et là dans des circuits parallèles que le moment est mal choisi pour entamer une démarche de rénovation, que le pays est fragile…. 

A-t-on vu une fois des dirigeants algériens issus du système initier une ouverture sans qu’il y soient contraints et forcés. Le printemps amazigh de 1980 avait été diabolisé, la tragédie d’octobre 1988 a été manipulée. Au lieu d’ouvrir loyalement le champ politique, on a louvoyé et perverti les attentes: 15 personnes dotées de 2 millions de dinars pouvaient créer un parti. Pollué par de telles manoeuvres, le pluralisme était miné au départ. Le pouvoir avait beau jeu de gloser, par la suite, sur des hommes politiques incultes, cupides et irresponsables. Au lieu de subventionner les entreprises de presse en tant que structures impliquées dans le service public, on a octroyé deux années de salaire aux journalistes qui se sont retrouvés, à leur corps défendant, des obligés du gouvernement…

Le régime algérien n’a fait de concessions que sous pression et les avancées démocratiques qui se sont imposées à lui sont arrivées par effraction. Octobre 88 nous enseigne que le système algérien ne peut pas et veut pas envisager une communauté de citoyens. Il est fait et vit avec une assemblée de clients. Depuis l’avortement tragique du retour de Boudiaf, les abandons des réformes de la justice, de l’école, de l’Etat annoncées au début des années 2000, le gâchis fait de l’embellie financière consécutive au renchérissement du baril sont venus invariablement attester de l’incapacité du système à se mettre au service de la nation et en phase avec le monde. La scénographie burlesque actuelle qui livre l’Algérie à la dérision universelle n’est que l’aboutissement d’une stratégie vouée à l’échec. Le passif est lourd. Ne nous ne réjouissons pas trop. Les conséquences de cet autisme sont terribles et, d’une façon ou d’une autre chacun de nous a sa part de responsabilité. 

Nous devons agir vite, avec audace et responsabilité car c’est le statut quo qui provoque, et entretient la déchéance algérienne. La fragilité du pays est réelle et s’aggrave de jour en jour. Elle vient de la censure, de la fermeture du pays et des esprits, de l’instrumentalisation de la justice, de l’opacité avec son corollaire la corruption endémique, du népotisme…

Et dans le fracas des injonctions clientélistes actuel, ceux qui refusent de rentrer dans le chantage à la stabilité, s’entendent sentencieusement expliquer que dans tous les pays du monde il y a des services de renseignement puissants. Il y a quelque temps de cela, j’avais eu à ferrailler sur ce sujet avec un des producteurs de ces amalgames qui a été jusqu’à comparer les services de renseignements algériens avec ceux des Etats-Unis. Il avait oublié d’ajouter qu’aux USA, le peuple américain votait librement une fois tous les quatre ans et que c’est le président qui nomme le patron du renseignement et non l’inverse. 

Dernier argument que l’on instille pour soustraire au débat citoyen l’antre où se décide le destin du peuple algérien : les dossiers de corruption. Sur ce sujet aussi, nous ne devons pas céder à la facilité. Aucun pouvoir algérien n’a voulu lutter contre la corruption. Tous en ont profité personnellement ou collectivement. Tous en ont joué pour recruter et construire leur base sociale; quand il y a eu sanction, c’est que le concerné est tenté de s’émanciper ou de changer de camp. La corruption est un mode d’organisation politique et un levier d’ajustement et de régulation des intérêts interclaniques. Et ceux qui, probablement à juste titre, s’effraient des sommes détournées dans les hydrocarbures, l’autoroute est-ouest, l’agriculture, le médicament, le foncier ou les travaux publics, seront surpris de découvrir une autre saignée: le coût financier du pouvoir occulte qui prélève, contraint et dérègle les circuits économiques par son omnipotence. 

Cet agrégat de castes dominant un marché sans règle ni visibilité qui grève le budget de l’Etat par ses recrutements pléthoriques, peu qualifiés et parasitaires est également un détournement de la ressource nationale qui n’a rien à envier aux commissions qui ponctuent la quasi totalité des contrats.

La corruption est au coeur du système algérien. 
J’ai pris quelques exemples au hasard de l’actualité et des diatribes qui agitent la scène médiatique pour montrer comment on empêche l’Algérie de rentrer dans l’échange politique adulte qui permettrait, s’il en est encore temps, de voir comment sortir d’une ornière qui la condamne à disparaitre de l’échiquier régional. 

La question n’est pas le quatrième ou le cinquième mandat. Le coup est bel et bien parti. Tout ce que l’on peut faire c’est de le disqualifier pour en rapprocher le terme. Le bilan du chef de l’Etat ne peut être dissocié de celui du DRS. De toutes façons, maintenant que les services spéciaux se sont soumis au dictat du clan présidentiel, les cris d’orfraie vont cesser du jour au lendemain.

Demeure la vraie question. Comment envisager l’après élection ?
La seule question qui vaille d’être posée est simple : quand et comment le citoyen algérien pourra-t-il voter librement sans prendre le risque d’un ticket sans retour. 
Il m’a été donné de le dire il y a quelques années de cela; je ne peux que réitérer l’alerte. l’Algérie ne vit pas une crise politique. Elle est dans une impasse historique. Il y a une différence de nature et non de degré entre les deux phénomènes. Le monde, la région et la nation ne peuvent pas s’accommoder d’un modèle qui a survécu un demi siècle au détriment du pays. Les choix stratégiques retenus sont antinomiques du développement national. Nous avons effleuré les dommages occasionnés au pays. La stratégie de la tension que nous cultivons dans la région, et que les segments sécuritaires de notre voisinage, également réfractaires au choix du peuple souverain, relaient et amplifient précipitera notre chute. 

Nous le savons tous; dans deux à trois ans, les recettes des hydrocarbures seront à peine suffisantes pour payer les pensions. Le statut quo, le pouvoir occulte, les fraudes électorales, la répression et la corruption ne sont plus de mises. Dans notre entourage immédiat ou dans des pays plus lointains comme l’Ukraine, le Vénézuela ou la Thailande, qui n’ont pas su faire les adaptations nécessaires, les peuples se soulèvent. Et encore; il y a, là-bas, des organisations qui parviennent, peu ou prou, à canaliser les fureurs populaires. 

Que se passera-t-il chez nous quand viendra le moment du débordement des énergies et des intelligences niées et des espoirs trahis ?

C’est le moment pour moi d’avancer quelques pistes pour inviter à la réflexion dans l’humilité et la responsabilité.
Le système a stérilisé la nation. Fraudes, censures, corruption et répression ont épuisé l’opposition. Le désert culturel et les lois liberticides ont étouffé la société civile. Quand à force de sacrifices et de dévouement un parti réussit à casser un carcan et à conquérir un mandat, les officines ne s’embarrassent pas de loi ou de scrupules: les présidents d’APC de Berriane et de Beni Abbas qui ont à leur actif des bilans que leur envieraient des élus des pays démocratiques ont été illégalement démis pour avoir refusé de trahir leur parti. Prenant le relais de la partialité de l’administration, ses organes politico-médiatiques entonnent, sans vergogne, l’antienne d’une opposition invisible. 

L’opposition : combien de divisions, a cru encore pouvoir ironiser un ancien cadre de l’armée que l’on croyait revenu de l’arrogance des sots à laquelle il a lui même payé le prix fort. Accabler les victimes des censures et de la fraude au lieu de dénoncer les fléaux qui empêchent l’expression et l’activité de l’opposition. Y-a-t-il pire manière de maintenir la régression ? 

Il n’est pas possible de lutter efficacement dans des conditions d’abus, de sectarisme et d’opacité aussi patentes. Il s’agit de créer un climat de compétition politique qui, pour une fois depuis l’indépendance, donne une visibilité des courants qui traversent la société algérienne. Etablir enfin la carte d’identité idéologique de la communauté nationale. Est-ce trop, n’est-il pas légitime d’œuvrer à sortir enfin l’Algérien du dévastateur et humiliant SNP politique que nous infligent les fraudes ? 

Pour y parvenir, il convient de s’engager dans un processus ordonné de sortie du système qui a prévalu depuis 1962. Des voix consensuelles émanant de partis conduits par des jeunes dirigeants ou des personnalités n’aspirant plus à une ambition politique se font entendre pour proposer une phase transitoire nécessairement limitée dans le temps, qui doit être entreprise au plus vite. Elle sera dirigée par un collège de personnalités indépendantes qui ne pourront pas concourir dans les échéances post-transitoires. 

Il y a lieu d’élaborer aussitôt un cahier des charges auquel doivent souscrire tous les compétiteurs. 
Aucune formation ne devra s’exonérer des règles qui s’imposent à tout acteur se réclamant de la démocratie. La légitimité est conférée par la seule volonté populaire. Aucun autre référent ne doit être avancé dans le champ politique pour prétendre à l’accès, l’exercice ou au contrôle du pouvoir. Le droit de la minorité est imprescriptible quelle que soit l’importance de la majorité au pouvoir. 

Pendant cette transition, une constitution sera élaborée par un consensus construit entre les différents acteurs de la classe politique et de la société civile. Dans les pays où cette approche a été privilégiée, les débats ont été plus sereins et les résultats équilibrés. En cas de nécessité, le recours à un référendum peut toujours être envisagé.
Les élections législatives et la présidentielle doivent couronner cette phase de remise en ordre de la maison Algérie.

Il est temps de regarder haut et loin. Nous, le devons à nos enfants. Chacun de nous a essayé de faire faire au pays un chemin vers la lumière à partir d’un échafaudage politique obsolète. Le résultat est une régression qui expose la nation à toutes les aventures. 

Depuis 1962, la représentation nationale s’est construite autour d’intérêts de groupes au détriment de l’Algérie. Ce ne sont ni les réalisations ni les institutions qui ont permis à la nation de perdurer. Les ressources naturelles exceptionnelles qui nous ont assuré une vie de passivité sont dorénavant insuffisantes pour affronter les défis qui nous attendent. 

Le recyclage de pensionnaires de la pensée unique, s’il peut encore faire partie du décorum politique, ne peut plus être la panacée. Leur activisme participe d’un langage politique inconnu des jeunes qui se feront entendre: dans la cohabitation ou la fureur.
Débattons librement et loyalement dans le respect de toutes les opinions. Nous devons ce respect à notre peuple. Il est peut être encore temps de sauver l’Algérie.

Je vous remercie pour votre attention.

SAID SADI

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DÉCLARATION

Posté par rcdbrto le 16 février 2014

DÉCLARATION dans GROUPE APW Tizi-Ouzou logo-rcd5

La coalition FFS-FLN-RND à la tête de l’APW de Tizi Ouzou annonce encore une autre session extraordinaire consacrée cette fois à « l’état des lieux et les perspectives de l’investissement » dans la wilaya de Tizi Ouzou.

Il est à relever que l’exécutif de l’assemblée confond entre l’urgence et l’importance d’un thème.

Le lamentable état des lieux des zones d’activité est fait depuis des lustres; la fuite des investisseurs, plusieurs fois relevée par le président de l’APW lui-même, est accentuée par l’insécurité.

Fondamentalement, l’investissement ne saurait se faire sans le préalable qu’est la sécurité.

Il est bon de rappeler que le président de l’APW refuse, au mépris de la loi, une session extraordinaire sur la sécurité dans notre région que des élus de l’assemblée continuent d’exiger depuis maintenant une année.

Ceci nous amène à nous interroger sur l’utilisation de l’extraordinaireté des sessions qui ne peuvent combler le marasme, la confusion des rôles et le monopole de la décision qui prévaut au sein de l’exécutif de l’APW partial dans la répartition des subventions aux communes.

Dans un moment de confusion générale, de bouillonnement social sur un fond de luttes claniques qui risquent d’entraîner le démembrement du pays, la majorité à l’APW de Tizi Ouzou ne trouve pas urgent d’organiser une rencontre sur le devenir de la région et de la nation ou à la limite sur la pénurie du lait qui affecte la population.

S’agissant du développement de la région, les précédentes assemblées ont émis des recommandations et des propositions de solutions qu’il suffit de mettre en œuvre.

Pour toutes ces raisons et d’autres encore, le groupe RCD à l’APW de Tizi Ouzou ne saurait cautionner un pseudo fonctionnement nuisible à la région.

 

Tizi Ouzou, le 15/02/2014

 Le groupe APW

 

 

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Commémoration du 25ème anniversaire du RCD à Tizi Ouzou.

Posté par rcdbrto le 11 février 2014

Dans le cadre de la commémoration du 25ème  anniversaire du RCD à travers la Wilaya de Tizi Ouzou, et pour la deuxième semaine, plusieurs sections communales RCD invitent les citoyens et militants à les honorer par leur présence.

Tizi Ouzou : Siège de la section communale, sis au bâtiment bleu :

Mercredi 12 Février 2014 à 15 h 30 : Projection vidéo de la rencontre avec Saïd Sadi autour de son livre « Amirouche, une vie, deux morts, un testament »

Jeudi 13 Février 2014 à 15 h 30 : Conférence-débats, animée par le secrétaire national à la réforme de l’État, Hakim Saheb, sous le thème: « Refondation nationale comme alternative à l’impasse sociopolitique actuelle ».le secrétaire national à la réforme de l’État, Hakim Saheb

Draa Ben Khedda : salle de cinéma  »Hoggar » de Draa Ben Khedda:  


Vendredi 14 Février 2014 à 10 h 00 : Conférence-débats, animée par le secrétaire national à la réforme de l’État, Hakim Saheb, sous le thème: « Refondation nationale comme alternative à l’impasse sociopolitique actuelle ».

Tigzirt : Salle de cinéma ‘‘Mizrana’’ :

Samedi 15 février à 13 h 30 : Conférence-débats animée par Mohand Ikarbane, membre du conseil national et sénateur RCD, sous le thème : ‘‘RCD : 25 de lutte et d’espoir ; positions marquantes depuis sa création’’. Mohand Ikarbane, membre du conseil national et sénateur RCD


Soyez tous les bienvenu(e)s.
Le courage de dire, la force d’agir, la volonté de construire.

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Communiqué

Posté par rcdbrto le 9 février 2014

Communiqué dans Communiqués logo-rcd3

BUREAU RÉGIONAL DE TIZI OUZOU

Communiqué

Des journaux, dont la vocation est plus proche des services psychologiques que d’un véritable média, colportent de façon sournoise des informations erronées selon lesquelles des élus RCD de la wilaya de Tizi Ouzou, auraient signé pour un postulant à la candidature présidentielle.

Le Bureau Régional RCD dément fermement ces allégations aussi mensongères que grotesques.

Forgés dans les luttes démocratiques et la construction d’un Etat de droit, le collectif militant et les élus du RCD sont fortement attachés aux valeurs et à l’éthique politiques et sont par conséquent jaloux du respect et de la souveraineté des décisions des instances du parti.

Leur conviction est inébranlable et ne saurait être altérée par la rumeur et la désinformation des professionnels de la manipulation.

 

Tizi Ouzou, le 09 Février 2014.

 

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2eme session de formation 2014

Posté par rcdbrto le 9 février 2014

Madjid YOUSFI, économiste et ancien député RCDDans le cadre de la poursuite du cycle de formation mensuel, le Bureau Régional RCD de Tizi-Ouzou invite les militantes et militants, les membres du conseil national, élu(es) APC et APW, les bureaux de sections communales à prendre part à la journée de formation qui aura lieu le samedi 15 Février 2014 à 10h au siège de la section communale RCD de Tizi-Ouzou, sis au bâtiment bleu.

Le cycle de formation est ouvert à tous les militants du RCD.

Thème de formation et intervenant :

1/ Données essentielles pour une économie bloquée;

2/Dévaluation du Dinars et inflation.

Animateur : Madjid YOUSFI, économiste et ancien député RCD.

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Invitation

Posté par rcdbrto le 5 février 2014

Docteur Saïd DERAMILa section communale RCD de Mekla vous invite à une journée de commémoration du 21èm anniversaire de la disparition de Saïd DERAMI, et le 25 anniversaire du RCD, le samedi 08/02/2014 ;
à 09 h 00 : Rassemblement devant le siège RCD Mekla
à 10 H 00 : Recueillement sur sa tombe ,suivi d’une prise de parole et 
d’une collation ,
à 12 H 30 : Conférence – débat sur son parcours et le parti, suivie du 
lancement du site internet www.rcd-mekla.com

Le public est cordialement invité.

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DECLARATION : Section AIT AISSA MIMOUN

Posté par rcdbrto le 4 février 2014

DECLARATION : Section AIT AISSA MIMOUN dans Communiqués logo-rcd1Dans le cadre de la mise en œuvre des P.P.D.R.I d’Akaoudj, Imekchren, Tahanouts, Ighil Bouchène et Ikhelouiène pour l’octroi de modules de bovins, ovins et apiculture aux petits agriculteurs sans revenu et/ou se trouvant dans une situation sociale précaire, la section communale du R.C.D dénonce la procédure engagé par le Président d’APC. Au lieu de donner le temps aux citoyens de s’inscrire et de formaliser leurs dossiers, il a vite fait de clôturer les inscriptions pour ne permettre qu’a ses affiliés de le faire. Dans une liste, déjà établie, le 1er adjoint pour bénéficier d’un module d’ovins utilise le non de son épouse. Leurs acolytes font de même et des familles inscrites en double. Après l’habitat rural qu’ils se sont partagés, voici arrivé le temps des vaches et des brebis.

Le R.C.D comme à son habitude reste mobilisé aux côtés de la population pour l’accompagner dans la quête des ses droits et s’insurge contre ces pratiques qui n’honorent guère un exécutif aux aguets, cherchant la moindre opportunité pour se l’accaparer.

La présentation de la situation physique, comptable et la gestion des projets de notre commune est d’une nécessité absolue.

Le Président de section.                                                                                                                 

 

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Condoléances

Posté par rcdbrto le 3 février 2014

Condoléances dans Condoléances logo-rcdLe Bureau Régional RCD de Tizi-Ouzou a la profonde douleur de vous faire part du décès de la mère de notre camarade Ahcène TENSAOUT, Secrétaire National à la coordination, survenu aujourd’hui le lundi 03 Février 2014.

La veillée funèbre aura lieu, ce soir à Ighram, wilaya de Bejaia. L’enterrement aura lieu demain Mardi 04 Février 2014 à partir de 11 heures.

Bouleversés par cet événement tragique, le Bureau Régional ainsi que le collectif militant du RCD, présentent leurs sincères condoléances à sa famille et s’associent à la douleur.

Que dieu le tout puissant accueille la défunte dans son vaste Paradis.

A Dieu nous appartenons, à lui nous retournons.

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