Résolutions du conseil national du 14 octobre 2011

Posté par rcdbrto le 17 octobre 2011

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Le conseil national du RCD s’est réuni en session ordinaire le 14 octobre 2011 à Alger. Figuraient à l’ordre du jour:
• L’évaluation politique et sociale de l’année 2010/2011 ;
• La préparation de l’année 2011/2012 ;
• Les bouleversements de la scène régionale et les évolutions internationales qu’ils ont engendrées ;
• L’état organique, la logistique et la situation financière du Rassemblement.
Après l’introduction aux débats du président qui a synthétisé les initiatives prises par le parti et les principaux événements vécus par le peuple algérien ces derniers mois, les membres du conseil national ont respectivement écouté les communications des secrétaires nationaux en charge des affaires sociales, de l’économie, des élus et des élections, de la communication et des relations internationales.
Les rapports des différents bureaux régionaux et les interventions des autres membres du conseil national convergent vers la même analyse : les manœuvres politiques du pouvoir attestent de la permanence de deux invariants dans le système algérien : le DRS contrôle toujours l’essentiel de la décision politique et aucune perspective d’ouverture ne figure dans l’agenda officiel.

Face à la contestation citoyenne, signe d’une ardente aspiration au changement, le système oppose la répression, la corruption, la désinformation et la provocation.
Au désarroi des Algériens menacés par le chômage, l’inflation, le déficit en logements, l’absence de soins et une éducation au rabais, l’exécutif répond par des tripartites composées de ses clientèles où il dilapide le trésor public dans des aspersions financières claniques qui ont eu le don d’exaspérer les catégories les plus démunies. En relevant le SNMG de 3000DA, le gouvernement s’est livré à une manipulation dont, paradoxalement, les principaux bénéficiaires sont les cadres les plus privilégiés ; c’est-à-dire ceux dont les salaires sont indexés sur le SNMG. Par ailleurs, les 3000 DA octroyés ne compensent même pas une inflation que les dirigeants peinent à maquiller avec des artifices statistiques et comptables aussi opaques qu’aléatoires.
L’absence chronique de projet économique se confirme dans l’entretien d’un patronat dominé par l’économie de bazar et dont la principale fonction est d’être convoqué pour servir de comité de campagne au pouvoir à chaque fraude électorale.
Point culminant de cette stratégie de contre développement : le projet de loi de finances 2012.
L’analyse sommaire de ce texte montre que la part dévolue à l’investissement est réduite de 29 %. L’éducation nationale qui voit également son budget régresser subit un sort analogue. Par contre, les sommes affectées aux secteurs de la propagande et de la répression (défense nationale, intérieur, zaouïa) explosent. Dans les pays souverains, une telle architecture budgétaire est élaborée en période de guerre. En l’occurrence, l’ennemi est le peuple algérien. Les finances publiques, dédiées aux dépenses salariales non productives entretiennent et aggravent une déficience économique structurelle.
La scène politique n’échappe pas à cette stratégie d’involution nationale qui absorbe tous les moyens de l’Etat pour aboutir à l’étouffement de la vie publique.
La dégradation de la scène médiatique est marquée par les menaces, les chantages financiers et, de plus en plus, l’encouragement de titres délinquants que même les années de plomb du temps du parti unique n’avaient pas connus.
Les décisions envisagées pour mettre en œuvre les réformes annoncées participent, sans exception, d’une volonté de fermeture et de soumission de la scène nationale.
Le nouveau code communal achève de réduire la mission de l’élu local à une fonction de représentation symbolique. Le projet de loi portant profession de l’avocat fait de ce dernier un témoin impuissant de l’arbitraire de l’Etat. La promesse d’ouverture du secteur de l’audiovisuel est aussitôt rattrapée par une réglementation qui ne tolère que le recyclage de l’argent sale des clientèles dans ce domaine. Le désinvestissement de la formation transforme l’université en déversoir où se noient étudiants, enseignants et travailleurs.
L’instrumentalisation de la justice démontre chaque jour que les scandales financiers ne sont traités que lorsque les auteurs des crimes et délits économiques sont tentés de s’émanciper de la domestication des officines.
Les manipulations politiciennes du terrorisme dont joue le régime pour maintenir son chantage dans le pays et se ménager un statut de sous-traitant de la lutte anti-terroriste auprès de nos partenaires dérapent régulièrement dans des provocations qui ont plus particulièrement ciblé la Kabylie ces derniers mois.
Au niveau international, les dirigeants, bousculés par les événements, s’égarent entre un activisme diplomatique par lequel ils veulent vendre un projet de réformes et une solidarité sans faille avec les dictateurs de Khartoum, Tripoli, Sanaa, Téhéran, Damas…
S’agissant des perspectives électorales, l’exposé du secrétaire national aux élus et aux élections, rappelant les entraves et les arbitraires subis par les élus du Rassemblement a nourri l’analyse et les projections du conseil national. L’omnipotence du DRS se dévoilant dans le sectarisme de l’administration et la partialité de la justice, laisse présager une année électorale 2012 au cours de laquelle les scrutins seront une réédition des opérations de distribution des quotas.
Pour l’heure, le conseil national observe que le DRS, maître d’œuvre du monopole sur la vie politique et économique, est plus que jamais rivé dans un statuquo qui ne laisserait aux citoyens que le choix de se soumettre ou de s’offrir en recrue à l’une des sectes du pouvoir.
Comme les tergiversations qui accompagnent l’ouverture audiovisuelle, les hésitations du pouvoir en matière de surveillance internationale massive et qualifiée trahissent une tendance lourde dans un système qui a transformé les institutions en matrice de prébendes où l’opposition démocratique se voit assigner un rôle d’alibi de la pluralité.
Ni la transformation de l’Algérie en gigantesque espace militaro-policier, ni les milliards de dollars distribués dans la précipitation sans programmation, ni contrôle, ni les infiltrations et autres tentatives de déstabilisation des mouvements de coordination, ni la désinformation n’ont empêché la société et, plus particulièrement, la jeunesse de se mettre en mouvement pour relancer la contestation et exprimer sa volonté de vivre dans la liberté, la dignité et la sécurité.
Dans cette tourmente interne et externe, le RCD, fidèle à ses valeurs fondatrices, assumant les principes de l’Algérie démocratique et sociale et mettant en œuvre son projet de société, a investi la rue dès lors qu’était définitivement constatée l’impossibilité d’une évolution politique sérieuse dans le cadre institutionnel. Les manifestations engagées au premier semestre 2011 ont mis à nu le système dans le pays et à l’étranger.
Le conseil national du RCD est résolument engagé à soutenir toute démarche s’inscrivant dans une alternative de rupture. Les manœuvres en cours qui voient les clans se déchirer dans un système mafieux ne doivent en aucune façon distraire les élans patriotiques qui s’expriment quotidiennement dans les revendications sociales ou politiques alternatives. L’Algérie a déjà connu de nombreuses situations où des clans se sont affrontés sans que notre peuple n’ait pu, par la suite, exercer son droit à l’autodétermination.

L’Algérie de Novembre et de la Soummam a vocation à jouer d’autres rôles que ceux de sous-traitant de la lutte anti-terroriste et de police des frontières de l’émigration clandestine.La sécurité nationale et régionale et la stabilisation des flux migratoires appellent légitimité politique, transparence et performance économique et justice sociale ; autant de principes reniés et combattus par le système qui sévit depuis 1957.

Dans ses structures, dans les luttes sociales et politiques, sur les scènes régionales et internationales, le RCD a mené, mène et continuera de mener le même combat : le changement de système politique pour la satisfaction des revendications qui ont mené à l’indépendance confisquée de notre pays.

Alger, le 15 octobre 2011
Le RCD

 

 

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