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La commune d’IFLISSEN commémore le printemps Amazigh.

Posté par rcdbrto le 23 avril 2011

Pour que nul n’oublie !  

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Le RCD a maintenu le rythme des festivités de la célébration du 31ème anniversaire du Printemps Berbère à travers les localités de la wilaya de Tizi Ouzou. Hier après-midi, c’était la Section locale des Iflissen, dans la daïra de Tigzirt qui a invité le Sénateur RCD, Mohamed IKARBANE pour une conférence-débat. Au lendemain de la marche pour la mémoire du 20 Avril 1980, les élus locaux, les militants, les sympathisants ainsi que des citoyens de la localité ont afflué au niveau du Centre Culturel où l’APC RCD a concocté un programme riche qui s’étalera jusqu’au vendredi, 22 avril. A signaler la présence du président du BR, Hamid Makni qui a voulu être hôte d’Iflissen, aux cotés des fidèles militants des localités environnantes, à savoir Tigzirt, Mizrana, Boudjima, Timizart.

Après le souhait de bienvenue prononcé par le maire, Akli Tizguine, le Sénateur IKARBANE très à l’aise dans son rôle, a fait appel à la sagesse, la fraternité et la paix dans un dicton de Youcef Oukaci. Comme il s’est incliné à la mémoire de tous les Patriotes que le Pouvoir d’aujourd’hui jette en pâture. « Le premier terroriste abattu l’a été ici. » Clame-t-il. Le devoir de mémoire nous interpelle pour continuer à activer. Les origines du combat identitaire remonte à loin. Il dira que « pour rectifier le cours de l’Histoire, la France coloniale a favorisé la langue arabe au profit de Tamazight. Il a fallu attendre l’installation des missionnaires chrétiens en Kabylie pour s’intéresser à cette langue. » Le conférencier a détaillé le rôle des Kabyles dans la création de l’Etoile Nord Africaine et les dissensions provoquées par Messali Hadj au détriment des partisans de « l’Algérie Algérienne ». Les orientations franchement Bâathiste de l’ENA a poussé certains intellectuels de l’époque à faire voter une motion dans le but de soustraire l’Algérie à l’emprise de ce courant panarabe. L’identité algérienne devait être intégrée par Amar Immache, Khlifati Med Amezine, Mohand Ouyidir Aït-amrane. Voyant le danger venir, Messali Hadj a fomenté la Crise Berbériste en 1949. Des liquidations physiques de quelques acteurs avaient eu lieu durant la guerre de Libération, au nom d’ALN/FLN. A titre d’exemple, nous citerons Benaï Ouali, Mbarek Aït-Menguellet, Ferhat Ali, etc.

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En 1962, en déclarant « L’Algérie est Arabe, » par trois fois, Ben Bella a fait naître la grosse frustration de l’Histoire chez les Berbères. Une année après se déclenche la guerre du FFS. Avec l’arrivée de Boumediene, un dictateur notoire, malgré une chape de plomb, plusieurs initiatives ont vu le jour pour maintenir la flamme contestataire et identitaire. L’éveil identitaire fourni par l’académie Berbère, le Cercle Culturel de Ben Aknoun et la JSK allaient constituer, en plus de l’émergence de la chanson contestataire moderne, des éléments rassembleurs autour de la Cause. Sauf qu’ « aujourd’hui on voit sur le dos des maillots de la JSK, sans que cela n’étonne, le nom du journal, Ech-chourouk, qui n’arrête pas d’insulter la région à longueur d’année » s’est plaint IKARBANE, du degré de régression dont souffre ce club. A partir de 1979, une jonction allait être opérée entre les étudiants, les travailleurs des universités et le reste de la société. Le Régime qui persistait dans son autisme en refusant une conférence de l’anthropologue Mouloud Mammeri sur les poèmes kabyles anciens, le 10 mars 1980 était la goutte qui avait fait déborder le vase. Et c’est là que l’orateur s’arrêta pour vanter le génie politique d’un jeune militant : Saïd Sadi. Il était d’ailleurs le rédacteur de l’Appel à la Grève Générale du 16 Avril 1980. Depuis, d’autres percées dans le sens de la contestation sont venues renforcer et forger davantage le sentiment d’appartenance à une culture, à une identité millénaire. Il y a eu des acquis, certes minimes, pour d’immenses sacrifices. Le député Achour Imazatene, intervenant durant le débat, insista sur la détermination du RCD à lutter contre la loi de l’omerta. Il citera la série d’actions menées depuis Janvier à Alger.

Avant de clore la conférence, Med IKARBANE a réitéré la disponibilité du RCD à encourager toutes les initiatives allant dans le sens du rassemblement de toutes les forces de l’opposition. «  Nous ne sommes contre personne, » martèlera-t-il à l’adresse de l’assistance, « pour peu que les objectifs cadrent avec ceux du RCD. » Avis que partagera aussi Arezki Tirouche, l’élu RCD à l’APW de Tizi Ouzou. 

 

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