• Accueil
  • > Archives pour le Lundi 3 janvier 2011

Université 2011: persistance dans l’irresponsabilité et l’improvisation

Posté par rcdbrto le 3 janvier 2011

Communiqué

Le deuxième semestre universitaire commence comme s’est terminé le premier : dans la tension, la confusion et l’improvisation.

La contestation qui avait perturbée la rentrée n’aura pas suffi à alerter les responsables.

Au lieu de saisir l’opportunité des vacances pour nouer les fils du dialogue, les autorités de tutelle tablent sur la lassitude en jouant le pourrissement.

Pourtant, en ce début 2011, le système de formation, base de tout processus de développement, connait une évolution alarmante. A ce jour, des filières entières n’ont pas encore été entamées et les diplômes au rabais ne contribuent pas à réduire la lente mais inexorable dégradation de notre université.

Sur tous les plans, les étudiants et les enseignants vivent une situation chaotique.

Les grèves des étudiants, organisées pour obtenir l’amélioration de leurs conditions de vie (hébergement, restauration, transport…), ne sont, en vérité, que l’expression du marasme dans lequel végète l’université algérienne.

Dans le fond et malgré l’aisance financière du pays, le pouvoir s’obstine à refuser les moyens matériels nécessaires à l’essor d’une université crédible. A titre d’illustration, les dépenses par étudiant sont de l’ordre de 1000 dollars par an en Algérie ; elles devraient être, au moins, dix fois supérieures pour se conformer aux standards internationaux des pays développés.

L’effondrement du système national de formation, son inadéquation avec le marché de l’emploi et la non maîtrise des technologies sont la conséquence directe de choix cyniques dont sont préservés les enfants de la nomenklatura qui, eux, bénéficient de formations spécifiques dispensées à l’étranger au frais de l’Etat.

Pour masquer sa responsabilité dans ce projet irresponsable, le gouvernement improvise des réformes en trompe l’œil. Sans concertation, il met fin au cursus en vigueur, dont il avoue enfin les contre-performances, pour lancer, dans l’improvisation, un système LMD sans pour autant assurer les moyens humains et matériels conditionnant le succès d’une telle démarche.

En supprimant pendant l’année universitaire les concours de magister, le ministère de l’Enseignement supérieur pénalise des milliers d’étudiants intéressés par la post-graduation.

Sous d’autres cieux et dans une économie mondialisée, la recherche est le point nodal de la compétitivité et du progrès social.

Malgré la légitime colère de la communauté universitaire, le pouvoir s’égare dans le maquillage du désastre national, notamment dans l’éducation, en affectant des budgets faramineux aux dépenses de prestige.

Dans ce domaine, plus que dans les autres, le RCD condamne une politique irresponsable qui hypothèque le destin algérien et assure de son soutien les universitaires soucieux de relever leur statut et de restaurer l’autonomie intellectuelle et la performance pédagogique de leur secteur.

Alger, le 03 janvier 2011                                                                                                                               

Le RCD

Publié dans Communiqués | Commentaires fermés

 

les pensées doubles de Caleb |
Mareil Autrement |
Etudiants du lycée Bertran ... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Section du Parti socialiste...
| Le Nouveau Centre Montbard
| MARS Centrafrique