Forte mobilisation des élus locaux à AZAZGA.

Posté par rcdbrto le 25 novembre 2010

Forte mobilisation des élus locaux à AZAZGA. 

 Une fois n’est pas coutume, ce sont les élus locaux qui ont fermé la mairie d’AZAZGA de 08h00 à 12h00.  Ils étaient plus de 250 à se rassembler devant le siège de l’APC d’AZAZGA, pour dénoncer l’immobilisme des services de l’état devant la situation dramatique que continue à vivre la région.  En plus des parlementaires, membres du bureau régional et militants du RCD, quelques élus indépendants ou appartenant à d’autres formations politiques, sont venus individuellement apporter leur soutien. 

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Pendant toute la durée du rassemblement, nombreux étaient les citoyens venus spontanément exprimer leurs solidarités avec leurs représentants légitimes et se dire prés à participer à une éventuelle action populaire à laquelle appelleront les élus. Des banderoles portant les mots d’ordres du rassemblement ont été accrochées sur les lieux, on pouvait lire : « Halte à l’insécurité et aux kidnappings », «  Halte à l’impunité et la complaisance », « Où est l’état ? », « Où est la justice ? ».                      25112010057.jpgCette action a été ponctuée par une prise de parole de Mr MEZOUANI Youcef PAPC d’AZAZGA et la lecture par Mr MAAKNI Hamid, président du bureau régional RCD de Tizi Ouzou(BRTO), d’une déclaration circonstancielle des élus locaux.  Une conférence de presse a été animée, dans la salle de délibérations de l’APC, par Mrs Hamid MAAKNI, Mohand IKARBANE,  Boussad BOUDIAF et Mahfoud BELABBAS respectivement président du BRTO, sénateur, député et président de l’APW de Tizi Ouzou. 

 Déclaration des élus locaux 

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 Notre région vit des événements aussi dramatiques que graves : kidnappings, assassinats ciblés d’opérateurs économiques, émeutes et autres désordres, injures et menaces à l’endroit des élus sous l’oeil passif, sinon complice des services chargés d’assurer la sécurité des biens et des personnes. 

 La manipulation  visant à déstabiliser la région est actionnée à grande échelle à partir d’Alger. En plus de la nébuleuse salafiste lâchée contre nos valeurs ancestrales, les meutes et autres relais de l’anti-kabylisme primaire sont à l’assaut d’une Kabylie qui refuse de se soumettre et de se normaliser. 

A Aghribs, l’assassinat d’un des piliers de l’économie de la région et le kidnapping de son cousin a suscité légitimement, indignation, révolte et colère. 

A  Azzazga, l’énergumène Rachid Allouache, au rebut de l’histoire, exhumé accessoirement par ses parrains, insulte et profère des menaces et obscénités publiques à l’endroit du maire et des élus. 

A Illoula, le président d’APC a été agressé dans son bureau par un rentier du   «  printemps noir ». Avant cela, des agressions de tout genre, des rapts, des rackets et des assassinats ont lieu à Ouacifs, Maatkas, Iflissen, Azeffoune, Beni Douala, Beni Zmenzer, Boghni… Aucune bourgade n’est épargnée. 

Les citoyens et leurs représentants, les élus, sont otages d’une insécurité récurrente et se posent des questions quant au devenir de leurs cités, de leurs biens et  même de leur région toute entière. Que deviennent les nombreuses plaintes ? Que fait la justice ? Où est l’état ?

 Aux kidnappings jamais élucidés, s’ajoute une impunité avérée, puisque les nombreuses plaintes émanant des élus et des citoyens n’aboutissent pas. 

Le pouvoir central, intéressé exclusivement par sa propre survie, tribalisé, discrédité à l’intérieur comme à l’extérieur, veut installer notre région dans l’insalubrité, le chaos  et le règne de l’insécurité. Le développement  est absent et la pauvreté s’installe durablement en Kabylie, contredisant honteusement tous ceux qui « chantent » jusqu’à l’étouffement : « l’argent  est disponible ! L’argent est disponible ! »  . Mais  les collectivités locales ne reçoivent que des miettes. 

C’est une lapalissade que de dire qu’il n’y aura jamais  de stabilité et de développement tant que des criminels de tous poils continuent d’écumer monts, villes et villages, sans êtres inquiétés. 

Les élus locaux, représentants légitimes de la population, interpellent  une fois de plus les pouvoirs publics qui ont la responsabilité constitutionnelle de la sécurité des biens et des personnes pour assumer leurs missions. 

Le silence devant le crime, l’impunité et la fuite de responsabilité signifie complaisance, voir complicité !

 Nous sommes,  plus que jamais, résolus à défendre nos concitoyens et notre région contre tous les complots fomentés par les tenants de l’obscurantisme, du tribalisme, de la corruption … qui empêchent notre  Kabylie de se stabiliser et de se développer. 

Nous appelons nos concitoyens à rester  mobilisés, unis, solidaires et vigilants pour faire barrage aux nombreuses tentatives de déstabilisation. 

Halte à l’insécurité !

Halte à l’impunité ! 

Halte à l’anti-kabylisme ! 

                                   Vive l’Algérie démocratique et sociale !

                                 Vive la kabylie bastion de la citoyenneté !

                                                                             Tizi Ouzou le 25/11/2010 

 

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